-- -- -- / -- -- --
Nationale

Plus de 72 000 commerçants sanctionnés par la gendarmerie en 2017

Plus de 72 000 commerçants sanctionnés par la gendarmerie en 2017

Dans le cadre de la lutte contre les activités commerciales illégales, les différentes brigades de la Gendarmerie nationale ont mené, durant l’année 2017, une grande opération de nettoyage des lieux de commerce. L’objectif est d’anéantir le marché informel, mais aussi de régulariser le marché commercial du pays.

La GN a, durant l’année écoulée, multiplié les opérations visant à assainir le marché commercial, lesquelles ont donné de très bons résultats sur le terrain.
Selon le bilan de 2017, 72 887 commerçants ont été sanctionnés pour diverses causes dont celle liée aux activités sédentaires et sans registre de commerce. 42 793 commerçants ont été sanctionnés, tandis que 10 115 autres ont été pénalisés pour non détention de la carte fiscale.
Ce n’est pas tout puisque durant la même période, les gendarmes ont mené une razzia contre 6 614 vendeurs pour exposition et vente de produits sur la voie publique, alors que 8 429 autres ont vu leurs marchandises confisquées pour défaut de facturation, a rapporté le bilan de la gendarmerie. En tout, 82 142 affaires liées aux infractions des dispositions et activités commerciales ont été traitées par les gendarmes, impliquant 72 887 commerçants dont 104 ont été écroués.
Toutefois et malgré ces résultats, le marché du pays demeure à la merci des activités illégales de nombreux commerçants. Selon un bilan du Centre national du registre du commerce (CNRC) réalisé en 2016, le marché commercial du pays compte plus de 1,7 million de commerçants.
Quelque 200 000 vendeurs informels exercent toujours, malgré les multiples opérations menées par les gendarmes pour endiguer ce fléau. Le marché informel est un phénomène en proie à un inquiétant développement. Plus de 200 000 familles vivent grâce à ses importants revenus. Un revenu au détriment de l’économie nationale.

Sans le revenu du marché informel, ces familles seraient carrément dans la misère. Difficile de l’accepter, mais c’est une triste réalité à qui il faut prévoir d’ores et déjà des solutions durables de la part des services concernés, notamment le ministère du Commerce. Passer à l’acte, combattre le fléau, l’Etat est très conscient des résultats catastrophiques qui peuvent en découler. Toutefois, le remède à cette maladie se fait « doucement mais sûrement » comme dit l’adage. Quand on fait un tour dans les quartiers populaires d’Alger, la première chose à remarquer ce sont les étals dressés partout sur les trottoirs.
Dans ce marché « noir », les jeunes vous proposent tous genres de produits. De l’importé comme du local. Vous allez trouver des produits alimentaires vendus sur les trottoirs. Pis, des articles électroménagers sont même vendus dehors, cela sans oublier les produits chinois, turcs et émiratis qui, ces jours-ci, font le bonheur du commerce informel, notamment les produits cosmétiques qui se vendent comme des petits pains.
Sans payer aucun impôt, les jeunes vendeurs proposent aux clients des produits neufs, mais contrefaits. Les clients sont généralement de la classe moyenne, et parfois même des personnes nanties n’hésitent pas à acheter des appareils électroniques, beaucoup moins chers par rapport aux boutiques de luxe.
A Belouizdad (ex-Belcourt), est considéré par les Algérois comme l’eldorado du marché noir, après « El Djorf ». Au marché de Belouizdad, les « commerçants » informels ont envahi les trottoirs, défiant les autorités locales.
Aucun élu ne réagit ni ne tente d’éradiquer l’informel.
A titre exemple, les textiles chinois sont vendus comme des petits pains au détriment de ceux algériens qui, eux, sont carrément boudés par les consommateurs locaux. S’agit-il du rapport qualité/prix ? Oui, expliquent les jeunes vendeurs. Selon ces derniers, c’est la qualité qui fait défaut, car les textiles chinois, par exemple les nappes ou encore les draps, sont de très bonne qualité et leur prix est moindre par rapport aux produits fabriqués localement. « Il y a une différence de taille ; si vous prenez par exemple le prix d’un drap chinois, il revient à seulement 300 DA, alors que celui produit en Algérie coûte 450 DA. Comme vous le constatez, la différence est déjà dans le prix, alors si on parle maintenant de la qualité, eh bien c’est toujours le produit chinois qui l’emporte », explique Djamel, un jeune vendeur de l’informel, 28 ans, d’El Harrach. Ce dernier fait la navette El Harrach-Belouizdad chaque jour.
Une fois à Belouizdad, il dresse sa tente pour un nouveau jour de l’informel. Son métier au noir lui permet un revenu assez important, soit près de 8 millions par mois. C’est grâce à cela qu’il peut nourrir sa famille, composée de six membres.
A Alger, plus de 200 000 familles vivent grâce à l’informel.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email