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Nationale

Plus de 7 000 femmes brutalisées dont 22 décédées

Plus de 7 000 femmes brutalisées dont 22 décédées

Le phénomène de la violence à l’encontre des femmes ne cesse de prendre des proportions alarmantes. Plus de 7 000 femmes ont subi diverses formes de violence durant les neuf premiers mois de l’année en cours. 22 d’entre elles ont perdu la vie.

À la veille de la célébration de « la Journée internationale pour l’élimination de la violence contre les femmes », coïncidant avec le 25 novembre de chaque année, la ministre de la Solidarité, de la Famille et de la Condition de la femme, Mme Mounia Meslem, a souligné que le phénomène de la violence à l’égard des femmes est en train de connaître une ampleur exponentielle, imputant, cependant, certaines de ses causes à la période de violence terroriste qui a ensanglanté l’Algérie durant les années 90.

Commentant cette situation, Mme Meslem qui s’est exprimée, hier, sur les ondes de la chaine III de la radio algérienne, a indiqué que cette situation « ne s’explique pas », d’autant plus qu’un arsenal juridique incriminant toutes formes d’atteintes à l’égard des femmes, tels les harcèlements sexuels et la violence conjugale, a été activé par l’Etat à travers, notamment, l’amendement du Code de la famille et celui du Code pénal », a-t-elle rappelé.

Mme Meslem regrette que parmi les textes élaborés figure le projet de loi criminalisant la violence faite aux femmes, bloqué par le Conseil de la Nation après avoir été entériné par l’APN, et dont elle dit espérer qu’il sera adopté lors de sa session d’automne.

Parallèlement à la mise en application de cet arsenal juridique, Mme Mounia Meslem estime que le changement de mentalité des Algériens, contribuera à l’éradication de toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des franges fragiles de la population.

Ce changement de mentalité ne se fera que par la contribution de toute la société, à savoir l’école, la société civile, la mosquée et toute l’élite que compte le pays.

L’invitée de la Chaîne III annonce, d’autre part, qu’un programme visant à appréhender et à endiguer cet épineux problème est en train de prendre forme en collaboration avec toutes les institutions de l’Etat pour mieux protéger et assister les femmes contre la violence. Elle annonce, d’autre part, que des suites des orientations énoncées, en mars 2015, par le chef de l’Etat, le ministère de la Justice a commencé à revoir certaines dispositions du Code de la famille.

En matière de chiffres, la DGSN, pour sa part, a établi des bilans annuels concernant ce phénomène de violences faites aux femmes. Pour, les neufs premiers mois de 2015, les éléments de la Sûreté nationale ont enregistré plus de 7 300 cas de violences faites aux femmes, dont 5 350 cas de violences physiques.

Vingt-deux (22) cas d’homicides volontaires, 4 cas de coups et blessures volontaires entraînant la mort, 206 cas d’agressions sexuelles, 81 cas de harcèlement sexuel et 6 cas d’inceste ont également été enregistrés. Les violences faites aux femmes n’épargnent aucune tranche d’âge, mais les 26-35 ans sont les plus touchées avec 2 216 cas au cours de la période de référence.

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