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Monde

Plus de 40 morts dans un attentat à Azaz

Plus de 40 morts dans un attentat à Azaz

L’explosion d’un camion d’essence a fait plus de quarante morts et des dizaines de blessés hier matin dans le centre d’Azaz, ville du nord de la Syrie contrôlée par les rebelles terroristes près de la frontière turque.

L’explosion d’un camion d’essence a fait plus de quarante morts et des dizaines de blessés hier matin dans le centre d’Azaz, ville du nord de la Syrie contrôlée par les rebelles terroristes près de la frontière turque.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), une officine proche du MI6 britannique, fait état d’au moins 43 morts, principalement des civils, et de dizaines de blessés graves.
Le camion-citerne a explosé devant un tribunal de la ville, place forte de la prétendue Armée syrienne libre (ASL), une alliance de rebelles modérés soutenue par la Turquie qui combat aux côtés de troupes turques contre le groupe terroriste Daech dans la région frontalière.

L’agence de presse turque Dogan attribue l’explosion au groupe terroriste, sans toutefois préciser ses sources. L’attaque n’a pour le moment pas été revendiquée. Un médecin d’Azaz cité par l’agence officielle turque Anatolie parle d’au moins 60 morts et 50 blessés.

Un habitant qui s’est rendu dans le principal hôpital de la ville syrienne a dit à Reuters avoir compté une trentaine de corps.
L’explosion a été entendue jusqu’à la ville de Kilis située en territoire turc de l’autre côté de la frontière, précise l’agence Dogan. L’agence Anatolie ajoute que 23 blessés ont été transportés à Kilis pour y être soignés, dont l’un est décédé.

L’armée turque a annoncé hier que les opérations qu’elle avait menées au cours des dernières 24 heures dans le cadre l’opération « Bouclier de l’Euphrate » avaient provoqué la mort de 21 combattants de Daech.

Il s’agit de l’attentat le plus meurtrier à Azaz, qui a déjà été la cible de plusieurs attaques et offensives des terroristes de Daech qui cherchent en vain à s’en emparer.

Osama al-Merhi, un avocat présent sur les lieux de l’explosion, a pointé Daech. « Ce genre de crimes sont uniquement commis par le groupe terroriste Daech ». « Ce sont eux qui visent les civils et les cadres qui construisent le pays », affirme-t-il.

L’attentat intervient au neuvième jour d’un fragile cessez-le-feu en vigueur sur plusieurs fronts du pays en guerre mais qui exclut les territoires contrôlés par les groupes terroristes.

A Damas, des millions d’habitants sont durement touchés depuis des semaines par une grave pénurie d’eau due aux combats incessants à Wadi Barada, un secteur rebelle clé où se trouvent les principales sources d’approvisionnement en eau potable pour Damas. L’ONU a qualifié les privations d’eau imposées aux civils de « crime de guerre ».

Les affrontements se poursuivaient hier matin à Wadi Barada après avoir fait au moins neuf morts, sept soldats et deux civils, dans la nuit, selon l’Observatoire.

En début de matinée, la télévision d’Etat syrienne a affirmé que des équipes de maintenance étaient arrivées à la périphérie de la zone située à quelque 15 km au nord-ouest de Damas et se « tenaient prêtes à entrer » pour commencer les travaux.

Selon une source proche du gouvernement, un cessez-le-feu temporaire a été conclu par les Russes pour permettre les réparations, même si le retour à la normale pour l’approvisionnement en eau de la capitale pourrait prendre des jours.

Les combats à Wadi Barada font rage depuis des semaines, en dépit de l’entrée en vigueur le 30 décembre d’une trêve parrainée par la Russie, alliée du régime, et de la Turquie soutien des terroristes.

Le gouvernement soutient que Fateh al-Cham, l’ancienne branche syrienne d’Al-Qaïda, est présent à Wadi Barada et accuse les terroristes de « contaminer au diesel » les réserves d’eau, ce que nient les insurgés. Ces derniers affirment que les bombardements du gouvernement ont détruit les infrastructures. 

5,5 millions de personnes ont vu leur approvisionnement en eau coupé ou bien réduit parce que les sources de Wadi Barada sont inutilisables en raison des combats ou d’actes de sabotage, ont dénoncé jeudi les Nations unies. 

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