Plus de 300 ressortissants nigériens rapatriés
330 ressortissants nigériens, en séjour illégal en Algérie, ont quitté hier le centre d’accueil de Tamanrasset à destination de la localité frontalière d’In-Guezzam (400 km au sud de Tamanrasset), d’où ils regagneront leur pays, selon des responsables du comité du Croissant rouge algérien (CRA).
Arrivé avant-hier au centre d’accueil de Tamanrasset en provenance des wilayas de Constantine, M’sila et Adrar, ce groupe, composé également de 42 femmes, a été transporté, après achèvement des procédures administratives par les services du consulat du Niger au niveau du centre, à bord de 8 bus. Le convoi comportait aussi deux camions semi-remorque pour le transport de leurs bagages, a précisé le coordinateur du CRA au du centre d’accueil, selon les mêmes responsables cités par l’APS.
Mohamed Dlimi a précisé que plus de 1 875 ressortissants nigériens, entrés illégalement en territoire algérien, ont été déjà hébergés au centre d’accueil de Tamanrasset depuis son ouverture au début de décembre dernier, et ont été rapatriés via la zone frontalière d’In-Guezzam.
Les ressortissants nigériens rapatriés sont accompagnés par les membres du CRA en coordination avec les autorités nigériennes, et dotés de quantités de vivres nécessaires pour leur voyage dans de bonnes conditions jusqu’à leur arrivée dans la région d’Agadez (nord du Niger), a ajouté M. Dlimi.
Le même responsable a fait savoir qu’un nouveau groupe composé de plus de 300 ressortissants nigériens sera accueilli, dans les prochaines heures, au centre de Tamanrasset, en provenance des wilayas de Tizi Ouzou, Blida et Tipasa, à bord de 10 bus, avec aussi six camions pour le transport de leurs bagages.
Le gouvernement algérien, qui a répondu favorablement à la demande du gouvernement nigérien concernant le rapatriement de ses ressortissants en séjour illégal sur le territoire algérien, avait assuré que toutes les mesures étaient prises pour rapatrier ces ressortissants nigériens, « dans un cadre fraternel et dans tout le respect de leur dignité, jusqu’à leur arrivée dans leurs villages et leurs maisons ».