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Nationale

Plus de 25 000 pièces archéologiques pillées en 12 ans

Plus de 25 000 pièces archéologiques pillées en 12 ans

Entre l’année 2005 et la moitié de 2017, la Gendarmerie nationale a récupéré plus de 25 000 pièces archéologiques volées, très souvent, par des réseaux de trafic de biens culturels et historiques.

Le patrimoine culturel et historique algérien est constitué de sites archéologiques, d’objets d’art et de monuments historiques qui requièrent, outre de la recherche et de la restauration, une lutte contre les trafiquants qui ne cessent d’adopter de nouvelles techniques et de nouveaux procédés dans un cadre structuré de criminalité organisée.

Preuve à l’appui, durant le 1er semestre de l’année en cours les unités de la Gendarmerie nationale ont traité 33 affaires d’atteintes contre les biens culturels, ayant conduit à l’arrestation de 40 personnes et à la saisie de 331 pièces archéologiques de différentes époques historiques (romaine, almohade, ottomane…). Entre l’année 2005 et la moitié de 2017, la Gendarmerie nationale a récupéré plus de 25 000 pièces archéologiques volées, très souvent, par des réseaux de trafic de biens culturels et historiques.
Durant la même période, les cellules régionales de la Gendarmerie spécialisées dans la lutte contre les biens culturels et historiques ont découvert plus de 160 nouveaux sites dans plusieurs wilayas du pays. Depuis l’année 2005, le nombre de trafiquants impliqués dans des affaires de pillage et de contrebande de pièces archéologiques a atteint 550.

Chaque mois, les unités spéciales de la Gendarmerie nationale traitent une moyenne de six affaires de trafic de biens culturels et historiques. Elles concernent notamment les fouilles illégales, la vente illicite et la contrebande de pièces archéologiques avec un taux de 46%. Dans ce cadre, les unités de la Gendarmerie ont participé dans la découverte de 7 sites archéologiques dans les wilayas de Sétif (2 sites), Mila, El-Tarf, Khenchela, Tébessa et Médéa (un site pour chaque wilaya). 

Concernant la répartition géographique, le nombre d’affaires traitées le plus élevé a été enregistré dans la région est du pays (Khenchela, Sétif, Tébessa, El-Tarf, Batna et Bordj Bou-Arréridj) avec 17 affaires, soit un taux de 52%, suivie par la région centre avec un taux de 27%, soit neuf affaires traitées, à travers les wilayas de Tipasa, Blida, Médéa et Msila, et la région-ouest avec sept affaires constatées dans la wilaya de Tlemcen, soit un taux de 21%. 

Les pièces de monnaie et médailles antiques représentent les biens culturels les plus prisés par les trafiquants avec un taux de 67% des objets saisis, en raison de la facilité avec laquelle elles peuvent être transportées, dissimulées et écoulées sur le marché. La plus grande saisie a été réalisée dans la wilaya d’El-Tarf (86 pièces), suivie par les wilayas de Mila (67 pièces), Tlemcen (34 pièces) et Souk-Ahras (15 pièces), tandis que la wilaya de Chlef a connu la saisie la plus importante en la matière où 10 pièces de monnaie en or, d’une valeur inestimable, datant de la période des Aghlabides, ont été saisies.

Dans le cadre de la préservation du patrimoine culturel de l’Algérie, la Gendarmerie nationale dispose de 7 cellules spécialisées dans sept wilayas que sont Oran, Ouargla, Constantine, Souk-Ahras, Tipasa, Tindouf et Tamanrasset. Les personnels de ces cellules reçoivent une formation au niveau des structures du ministère de la Culture et à l’Institut d’archéologie relevant du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

Des cellules régionales pour lutter contre le pillage

Conscient de l’intérêt que représente ce patrimoine, le commandement de la Gendarmerie nationale a procédé, dans le cadre du développement de ses unités, à la mise en place d’un dispositif spécialisé chargé de la lutte contre cette forme de criminalité. Ce dispositif est composé de cellules régionales de lutte contre les atteintes aux biens culturels, qui sont un moyen de soutien aux unités territoriales dans le domaine de la recherche et de la constatation des infractions liées à cette forme de criminalité. En effet, des cellules ont été créés et implantées au niveau d’Oran, de Ouargla, de Constantine et de Tamanrasset. 

En plus et pour une lutte efficace contre ce fléau, le commandement de la Gendarmerie nationale organise périodiquement des formations de recyclage encadrées par des officiers spécialistes en la matière, axées sur les techniques d’investigation, les procédures et le processus criminalistique, au profit du personnel relevant des unités spécialisées en police judiciaire.

La cellule de protection du patrimoine culturel, laquelle relève de l’autorité du commandant de Groupement territorial et travaille au profit des unités territoriales, est sollicitée pour soutenir et apporter l’assistance technique nécessaire dans le domaine de la protection et de la répression des infractions liées à l’atteinte aux biens culturels en effectuant en plus d’autres missions.
Parmi ces missions, la recherche et le constat des délits liés au patrimoine culturel, l’accompagnement des touristes, l’établissement des relations avec les gestionnaires du patrimoine culturel et l’organisation de campagnes de sensibilisation au profit de la société civile sur la valeur et l’importance du patrimoine archéologique.

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