-- -- -- / -- -- --
Nationale

Plus de 10 000 contrebandiers arrêtés en dix ans

Plus de 10 000 contrebandiers arrêtés en dix ans

Les gardes-frontières (GGF) sont passés à la vitesse supérieure dans la lutte contre la contrebande. Désormais, les troupes de l’Armée nationale populaire (ANP) participent à cette lutte, le phénomène ayant explosé aux frontières.
Selon la gendarmerie, le trafic de carburant est un fléau à combattre avec beaucoup de rigueur, d’autant qu’il a saigné l’économie nationale.

Un trafic en nette augmentation, ce qui engendre des pénuries en série dans les stations-service de plusieurs wilayas du pays. Plus de 10 000 contrebandiers ont été arrêtés et quelque 50 millions de litres de carburant saisis durant les dix dernières années, suite aux multiples opérations des services de sécurité aux quatre coins des frontières algériennes.

Chaque année, une moyenne d’arrestation de 1 000 contrebandiers de carburant est recensée dans le cadre de la lutte menée par les forces de sécurité. Pour la plupart des jeunes de 18 à 45 ans, ils sont natifs des régions frontalières, notamment de Maghnia et de Bab El-Aâssa à l’ouest, de Tébessa et d’El-Tarf à l’est et de Timiaouine, de Bordj Badji-Mokhtar et de Debdeb au sud.
Toutes les frontières sont en alerte, la contrebande de carburant ayant atteint son paroxysme.

« Nous sommes omniprésents aux frontières et nous n’avons jamais baissé les bras ; nous continuerons notre lutte contre toute forme de contrebande qui rentre dans le cadre du crime organisé », a expliqué une source proche de la Gendarmerie nationale. En effet, le trafic de carburant a récemment pris une grande ampleur, ciblant plusieurs frontières du pays.

A l’est comme à l’ouest, ou encore au sud, les frontières algériennes sont infestées de contrebandiers de tous bords. Qui sont-ils ?

Comment les réseaux de trafic arrivent-ils à recruter des jeunes, certains âgés à peine de 18 ans ? Pour la Gendarmerie nationale, les opérations qui ont été menées par les gardes-frontières (GGF) durant des années ont montré que la plupart des contrebandiers sont sans profession. Des chômeurs âgés de 18 à 40 ans passent à la contrebande pour se faire de l’argent.

« Parmi les 817 contrebandiers que nous avons interpellés ces six derniers mois avec leurs véhicules et les marchandises, 65% sont âgés entre 18 et 40 ans, alors que 66% sont des célibataires et 60% des chômeurs », avait révélé un colonel de la gendarmerie de Tlemcen.

Profitant de la situation sociale des plus difficiles que vivent des jeunes sans profession, notamment ceux des villes frontalières, les réseaux de trafic de carburant et autres marchandises arrivent à les convaincre et à les enrôler pour faire d’eux des contrebandiers.
D’ailleurs, dès l’âge de 18 ans, beaucoup de jeunes résidant dans les villes frontalières, à l’image de ceux de Maghnia (Tlemcen) ou de Tébessa, recourent aux auto-écoles pour passer le permis poids lourd. Pour quel objectif ?

Le permis poids lourd acquis à cet âge leur ouvre grand les portes de devenir contrebandier et gagner jusqu’à 7 millions de centimes pour chaque mission d’acheminement de carburant vers la Tunisie, le Maroc, la Libye, le Mali et le Niger.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email