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Nationale

PLF2020 : Rationalité et préservation de la politique sociale

PLF2020 : Rationalité et préservation de la politique sociale

Le projet de loi de finances pour 2020 sera le dossier important à présenter la semaine prochaine devant l’Assemblée populaire nationale (APN), qui a ouvert sa session ordinaire mardi. Cet avant-projet de loi sera auparavant présenté au gouvernement. C’est ce qu’a déclaré le ministre des finances, Mohamed Loukal, sans pour autant donner des détails sur cette loi de finances 2020.

C’est en marge de l’ouverture de la session ordinaire de l’APN que le ministre a fait cette annonce, se contentant de dire que « les détails seront connus au moment opportun ». Mais il est prévisible de maintenir la politique sociale de l’Etat. C’est d’ailleurs ce qu’a indiqué le président de l’APN, Slimane Chenine, dans son allocution lors de la séance d’ouverture de la session parlementaire. En effet, il a estimé important que la prochaine loi de finances ne comporte pas de hausses des prix impactant le pouvoir d’achat des citoyens, tout en préservant les grands équilibres de l’Etat.

Mais la situation que traverse le pays est marquée par le recul de l’activité économique et la stagnation des recettes pétrolières causée par le recul du prix de l’or noir, ce qui rend l’équation difficile à résoudre pour les concepteurs de cette loi, qui n’ont d’autre choix que d’adopter une attitude prudente.

C’est d’ailleurs une recommandation du chef de l’Etat qui a instruit le gouvernement à la rationalité dans l’élaboration de la loi de finances 2020, sans que cela se fasse au détriment de la politique sociale de l’Etat. C’est lors d’une audience accordée au Premier ministre, qui a présenté un exposé sur les préparatifs de la loi de finances 2020 et les mesures adoptées par le gouvernement pour la maîtrise de la dépense publique et la résorption du déficit budgétaire, que le chef de l’Etat a instruit le gouvernement à la rigueur et à la rationalité dans l’élaboration de cette loi. Cela particulièrement en termes de dépenses liées au fonctionnement des administrations et entreprises publiques, insistant sur l’impératif d’éviter les dépenses économiquement et socialement injustifiées. A ce propos, Bensalah a tenu à affirmer que « la rigueur et la rationalité, au titre de la loi de finances 2020, quand bien même elles sont une nécessité impérieuse dictée par la conjoncture difficile au double plan interne et externe, ne doivent pas se faire au détriment de la politique sociale de l’Etat, qui sera maintenue en ciblant les catégories démunies ».

Par ailleurs, d’aucuns s’interrogent sur le prix référentiel du baril sur lequel doit être confectionnée cette loi de finances 2020, qui intervient dans un contexte économique national particulier. L’année passée le prix de référence du baril était de 50 dollars, une mesure qualifiée de « prudente » au regard de la fluctuation des cours de pétrole. Cette année, les prix du baril ont enregistré un recul jusqu’à 55 dollars, d’où l’interrogation sur le maintien de ce prix de référence.

Le cadrage macroéconomique retenu pour l’exercice 2019 avait été fait sur la base d’un prix de pétrole à 50 dollars le baril, un taux de croissance de 2,6% et un taux d’inflation de 4,5%.

Sur le plan budgétaire, la loi de finances 2019 (PLF 2019) avait prévu des recettes de 6 508 milliards DA, et des dépenses budgétaires de 8 557 mds DA, en légère baisse par rapport à celles de 2018.

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