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Nationale

PLF 2021: Les réserves des députés

PLF 2021: Les réserves des députés

Les débats sur le projet de loi de finances ( PLF 2021) ont pris fin ce mercredi
Si le caractère exceptionnel de la conjoncture dans lequel a été élaboré ce texte a été souligné, les députés n’ont pas manqué de relever des insuffisances et formuler des critiques vis-à-vis de certaines mesures contenues dans le PLF 2021, notamment en ce qui a trait aux moyens prévus pour couvrir le déficit budgétaire qui va se creuser davantage lors du prochain exercice.  

Les prévisions optimistes du gouvernement, qui prévoit dans le cadre du PLF 2021 une croissance positive, n’ont pas été du goût d’un député indépendant. Fathi Aoun s’interroge sur le fait que le monde entier est en récession alors que la loi de finance en Algérie prévoit une croissance économique ? On s’interroge aussi sur les moyens qu’envisage le gouvernement pour couvrir le déficit budgétaire, surtout qu’il écarte le recours à la planche à billets et encore moins à l’endettement extérieur.

Le prix de référence du baril de pétrole fixé à 40 dollars a été aussi critiqué compte tenu de l’instabilité du marché mondial affecté par la crise sanitaire. Louiza Chouih, député RND, estime que cela ne fera que creuser le déficit budgétaire. De son côté, Nasser Hamdadouche  du MSP a estimé que les chiffres mentionnés dans ledit projet «sont irréalistes et illogiques du point de vue économique», arguant que le PLF 2021 n’apporte pas d’explications claires sur la manière de combler le déficit budgétaire prévisible de plus de 20 milliards de dollars. Pour Hakim Berri du RND, ledit PLF n’a pas tenu compte de la dépréciation du dinar qui entraînera, inéluctablement, une hausse des produits de base et impactera ainsi négativement le pouvoir d’achat du citoyen. Les conséquences néfastes de la dévaluation du dinar, tel que prévu dans le PLF 2021, ont été aussi soulevées par les députés. D’autres relèvent l’absence de vision et de stratégie claires. «Le PLF 2021 se décline sous forme de mesures de rattrapage, dénuées d’une vision stratégique ou d’une approche de développement claires», a estimé le député Ahmed Bouchama du MSP, ajoutant que l’élargissement de l’assiette fiscale accentuera la pression fiscale au risque d’amener les investisseurs à abandonner leurs projets.

Cependant, l’impérative diversification de l’économie nationale soulignée dans le PLF a été saluée par certains élus. C’est le cas de la députée Saïda Hariti du FLN qui s’est félicitée du contenu du texte, notamment son volet inhérent à l’impérative diversification de l’économie nationale pour se libérer de la dépendance des hydrocarbures. Elle a également souligné l’importance du passage aux énergies renouvelables et à la numérisation de tous les secteurs.

Lors de cette plénière, qui a suivi la présentation du PLF 2021 par le ministre des Finances, certains députés interpellent les autorités afin de s’intéresser davantage au secteur de l’agriculture. Chose qui n’est pas faite, estiment-ils. C’est l’avis du député RND,  Messaoud Bouderadj, qui estime que le PLF 2021 n’a pas «accordé assez d’importance à l’agriculture bien qu’il est le seul secteur à avoir montré son utilité durant la pandémie du coronavirus».
Il a ainsi mis l’accent sur l’impératif «de soutenir ce secteur pour qu’il soit une alternative au pétrole et d’accompagner les agriculteurs confrontés à des pertes colossales dans plusieurs filières».

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