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Nationale

PLF 2018 : Le plaidoyer de Raouya

PLF 2018 : Le plaidoyer de Raouya

Le ministre des Finances, Abderahmane Raouya, a apporté nombre d’éclairages hier, répondant ainsi aux préoccupations et autres interrogations des députés sur le projet de loi de finances 2018 (PLF). L’intervention du ministre entre dans le cadre des débats entamés il y a trois jours à l’APN.

Le ministre a indiqué que le PLF 2018 s’inscrit dans la démarche du gouvernement qui vise à maîtriser les dépenses publiques, et d’agir dans la fermeté pour ce qui est la gestion des finances publiques.

« L’Etat veille à assurer l’équilibre économique et sa diversification, ainsi que la promotion de l’investissement, et surtout préserver les avantages sociaux des citoyens », a-t-il déclaré.

Raouya a assuré que « les augmentations prévues sur les taxes n’affecteront, en aucun cas, le pouvoir d’achat du citoyen », précisant que le secteur de l’agriculture et de la pêche ne sera pas affecté par cette augmentation des taxes.

« Ce sont deux secteurs importants qui bénéficieront des subventions de l’Etat », a-t-il précisé. Concernant l’augmentation du prix du carburant, « qui reste le moins cher dans le monde », Raouya a souligné que derrière cette mesure, « il y aura une réduction de la consommation que nous estimons à 14 millions de tonnes ». « Le pays gagnera doublement, en énergie et dans la préservation de l’environnement », a-t-il souligné.

Concernant l’article 45 de la loi sur la monnaie et le crédit, donnant au gouvernement le feu vert d’aller au financement non conventionnel, le ministre a assuré que « toutes les dispositions seront prises pour contourner tout effet d’inflation ».

Sur cette disposition, Raouya a annoncé la préparation des textes d’application avant la fin de l’année. La modernisation de l’administration fiscale a, à son tour, été sujet de débat de ce projet de loi. Raouya a annoncé « une solution permettant de faire face, entre autres, à l’évasion fiscale et au recours à la numérisation et à la monétique ».

« Grâce à cela, les revenus de la fiscalité annuelle ont augmenté de 10% », a souligné le ministre. Le dernier jour de débat a vu l’intervention des chefs des groupes parlementaires, qui, hormis les formations politiques de la coalition, ne se sont pas privés de critiquer ce projet de loi.

Le représentant du groupe parlementaire du Parti des travailleurs, Ramdane Taazibt, estime qu’ »on est devant un système fiscal non équitable ».

« Avec 25 % pour l’IRG des salariés, contre 15 % pour un impôt sur le bénéfice des entreprises, il faut avouer que ce décalage est absolument injuste », a scandé Taazibt, qui appelle à l’application « d’une vraie taxe sur la fortune », « car la société dans notre pays est divisée en deux catégories de citoyens, les riches d’un côté, et les pauvres de l’autre côté ».

De son côté Chafaa Bouaiche, du Front des forces socialistes, estime que ce PLF « ne va pas faire sortir le pays des problèmes dans lesquels il se débat ».

Nacer Hamadouche, du HMS, estime que « la crise est beaucoup plus politique qu’économique ». Sans surprise, les représentants des partis de la coalition approuvent à l’unisson le PLF 2018, à l’instar de Belabas Belabas, chef du groupe parlementaire du RND qui souligne : « Nous voterons pour cette loi sans aucune réserve. »

« Nous avons déjà approuvé le plan d’action du gouvernement auparavant ; ce projet de loi va dans la continuité et dans la vision de notre parti. »

Le Front de libération nationale, représenté par Said Lakhdari, va dans le même sens que le RND, qualifiant ce projet de loi d’ « unique solution devant la situation délicate que traverse le pays ». « L’équité est assurée dans ce projet de loi », a-t-il estimé.

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