-- -- -- / -- -- --
Nationale

Plaidoyer pour une réorganisation du système de santé

Plaidoyer pour une réorganisation du système de santé

La barre quotidienne des 500 cas positifs a été dépassée en Algérie, et, désormais, les chiffres risquent de progresser. 
Plusieurs mesures sont adoptées pour y faire face, mais, les spécialistes de la santé déplorent un système de santé souffrant d’une faiblesse structurelle, et caractérisée par un manque de moyens flagrant.

Le président du syndicat national des praticiens de la santé publique, Dr. Lyes Mérabet, estime que la situation d’urgence créée par la pandémie du Coronavirus a levé le voile sur l’état « catastrophique » du système sanitaire algérien, soulignant que ce dernier est totalement dépassé dans son organisation.

S’exprimant, hier, sur les ondes de la chaine 3 de la radio nationale, le Dr. Mérabet juge qu’à la faveur de cet état sanitaire préoccupant, il faudrait s’atteler « à travailler sérieusement » sur ce problème, d’autant, dit-il, « qu’on a perdu assez de temps ».

Pour Lyes Mérabet, lorsque des malades se retrouvent à l’hôpital, un « aboutissement d’un parcours de santé », c’est, dit-il, parce que « nous avons échoué, en amont, au niveau préventif », à éviter qu’il y ait trop de personnes à recevoir dans les structures de soins.

Pour améliorer le système de santé, il souligne la nécessité d’institutionnaliser un système de formation continue des praticiens, mais aussi, celle des gestionnaires d’établissements hospitaliers, d’asseoir les jalons d’une recherche scientifique médicale, « qui n’a jamais existé » , mais surtout, souligne-t-il, de s’émanciper de « cette dépendance quasi totale », vis-à-vis de l’étranger, en matière de médicaments, de vaccins et d’équipements.
Concernant les mesures arrêtées par le gouvernement, visant à stopper la spirale des violences à l’encontre des personnels de santé, « une revendication mainte fois réitérée par les syndicats de la corporation », le président du Snpsp rappelle que le conseil qu’il préside a commencé à poser ce problème, depuis l’année 2012 déjà.

Il considère que la solution de ce « phénomène sociétal », que l’on observe aussi, déclare-t-il, dans la rue, les stades, et jusqu’à l’intérieur des écoles, demande à être pris en charge en s’intéressant de plus près aux conditions d’accueil des malades, mais également, aux relations devant s’établir entre les secteurs public et privé pour faciliter l’accès aux soins et « alléger la pression au niveau des structures publiques de santé ».

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email