-- -- -- / -- -- --
Nationale

Plaidoyer pour une reconnaissance envers les martyrs

Plaidoyer pour une reconnaissance envers les martyrs

Jamais le petit village d’Ifri Ouzellaguen n’a accueilli autant de monde qu’avant-hier. Des dizaines de milliers de personnes : femmes, jeunes, vieux, militants politiques, animateurs associatifs, scouts, rappelés du Service national, personnalités, de nombreuses délégations de partis politiques, autorités, citoyens anonymes, à converger vers ce lieu hautement historique pour se recueillir et se ressourcer dès les premières heures de la matinée.

Vers 7h une délégation ministérielle composée du ministre des Moudjahidine, de la Culture respectivement M. M. Tayeb Zitouni et Azzedine Mihoubi, et du wali de Béjaïa, M. Ouled Salah Zitouni, arrive sur les lieux.

Le ministre des Moudjahidine a procédé au dépôt d’une gerbe de fleurs au niveau du mémorial, suivie d’une minute de silence.

La délégation a procédé à l’inauguration de la muraille glorifiant le Congrès de la Soummam et l’offensive du Nord-constantinois et les stèles dédiées aux six colonels qui avaient préparé le congrès, puis a visité les lieux, notamment le musée, la Cinémathèque, la bibliothèque, les maisonnettes où se sont réunis les six colonels de l’ALN.

La délégation ministérielle a baptisé la route d’Ifri au nom du Chemin « 56 » ensuite et a donné le coup d’envoi au lancement du projet de raccordement de plusieurs villages, dont Ifri, au réseau de gaz de ville et la mise en service du raccordement au gaz naturel des 2 villages Didoune et Tiouririne ; elle s’est recueillie au cimetière des martyrs et elle a baptisé le centre de formation professionnelle d’Ouzellaguene au nom du Moudjahid Medjkoune Boudjemmâa.

La délégation est répartie pour donner le coup d’envoi du 1er séminaire scientifique sur le double anniversaire du Congrès de la Soummam et l’offensive du Nord-constantinois au Campus Aboudaou à l’université de Béjaïa ou un accord a été signé entre l’université Abderrahmane Mira et le centre de recherche dans le mouvement nationaliste et la guerre de Libération nationale.

Le ministre de la Culture, M. Azzedine Mihoubi, a procédé à la lecture du message au nom du Président de la République adressé au peuple à l’occasion. Le Président A. Bouteflika a souligné l’importance de ce congrès et les défis qui restent à relever pour la sauvegarde de la nation algérienne…

Le Front des Forces sociales (FFS) a organisé un Meeting animé par des membres de l’instance présidentielle, à l’image de Ali Laksri, le fédéral du parti à Béjaïa, M. Rachid Chabati, et le premier secrétaire national du parti.

Le premier secrétaire national du FFS, M. Abdelmalek Bouchafa estime que « le Congrès la Soummam a donné un nouveau souffle au combat contre la puissance coloniale et à ifri a été posé un principe fondateur pour la suite de la guerre de Libération nationale et pour la construction de l’Etat algérien démocratique et social voulu par le peuple algérien ».

Ce principe, dit-il encore, « c’est le primat du politique sur le militaire ; il populaire, de l’Etat de droit démocratique et demande aujourd’hui, à être respecté et appliqué ». Il fera remarquer que cet anniversaire est une belle occasion pour entretenir l’espérance démocratique et nous sommes réunis aujourd’hui pour rendre hommage à l’esprit de résistance millénaire des femmes et des hommes de ce pays ». Pour M. Bouchafa « aujourd’hui, la démocratie, l’Etat de droit et le développement ne sont pas au rendez-vous et notre pays vit une situation difficile et périlleuse ».

Et d’ajouter : « Les questions de la légitimité, de la stabilité, de la cohésion nationale et de l’équité sociale, même posées dans un cadre national, continuent de ne recevoir que des réponses partiales et partielles ». Elles pourraient tout au moins faire l’objet de débats démocratiques et citoyens pour éviter la résurgence des archaïsmes et des clivages dans la société », avertissant sur l’impact des bouleversements géopolitiques qui ont lieu dans le monde.

Et de s’interroger par la suite : « Saurons-nous demain sauver et préserver l’Etat algérien sans sauver le régime ? ». Pour lui, « nous pouvons encore construire démocratiquement notre nation et notre société mais, en faisant preuve de bonne volonté, de patriotisme, de lucidité, d’énergie, d’engagement, de concertation et d’imagination, d’honnêteté et de vérité pour permettre une prise de conscience collective préalable pour réunir les moyens du changement, pour construire un destin et un projet national, sans dévier de nos principes ».

De l’avis de M. Bouchafa, « nous avons besoin d’évaluer collectivement et soigneusement nos choix politiques, diplomatiques, militaires, économiques, énergétiques, agricoles et industriels et remettre le politique au cœur de nos institutions, au cœur de nos politiques publiques et au cœur de notre économie ».

Le chef de file du FFS estime que « nous pouvons consolider notre unité en préservant la pluralité et la diversité de notre société. Et à ce propos, dit-il, « nous continuons à rechercher les voies et les moyens pour construire un consensus national malgré toutes les résistances et les obstacles rencontrés ».

Pour lui, « des forces politiques et sociales s’opposent au consensus national pour des motifs politiques afin de maintenir le statu quo, par souci de placement, par idéologie ou pour leurs intérêts ».

« Le Consensus national est inéluctable, il se fera avec, contre ou sans les forces qui s’y opposent, et ce par le peuple, avec le peuple et pour le peuple et nous irons du consensus de novembre et de la Soummam vers le consensus national, du consensus de la libération du pays au consensus de la libération du peuple ».

Au sujet des réformes adoptées ces dernières années, le dirigeants du FFS dira : « Nous ne croyons pas aux réformes où la répression politique et juridique était la répression économique, ni un nouveau modèle économique basé sur des politiques d’austérité, … ni au succès d’une politique et après des hésitations on choisit le passage en force sans se soucier des conséquences sociales dramatiques pour de larges pans de la population ».

M. Abdlemalek Bouchafa ajoutera que le FFS continuera à se battre pour toutes les libertés et tous les pluralismes, à l’Etat de droit et continuera à revendiquer et à participer à une lutte effective contre les corruptions et l’indépendance de la justice. Il convient de noter que plusieurs partis politiques à l’instar du RCD, de Ahd 54, le Front de l’avenir ont fait acte de présence à Ifri.

C’est le cas de M. Ali Fawzi Rebaïne qui s’est recueilli au niveau du mémorial. M. Mouloud Deboub du RCD a tenu a nous dire : « Nous tenons à rendre hommage à ceux qui ont fait que le rêve de l’indépendance soit réalité et c’est grâce à ce congrès que les premiers jalons d’une Algérie démocratique et sociale furent lancés… ».

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email