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Nationale

Plaidoyer pour une mise à plat de l’accord d’association avec l’UE

Plaidoyer pour une mise à plat de l’accord d’association avec l’UE

A deux semaines de l’entrée en vigueur de la zone de libre-échange avec l’Union européenne, comme le prévoit l’accord d’association entre l’Algérie et l’UE, la question de sa réévaluation est plus que jamais posée.
« Il faut une mise à plat de cet accord d’association ».
C’est ce qu’affirme le président de l’Association des exportateurs algériens (ANEXAL), Ali Bey Nasri qui préconise une approche « beaucoup plus politique » que l’aspect strictement commercial.

L’Algérie réclame donc la révision pure et simple de l’accord sur la base du principe gagnant-gagnant.

Le président de la République a de ce fait instruit le ministre du Commerce afin de procéder à une évaluation du dossier, de sorte à faire valoir les intérêts de l’Algérie pour des relations équilibrées. Affirmant que le président de la République reprend les termes du préambule de l’accord, Ali Bey Nasri plaide pour un rééquilibrage de l’accord, évoquant les conditions dans lesquels l’accord a été signé par l’Algérie, c’est à dire dans une situation politique extrêmement difficile.

S’exprimant, ce dimanche , sur les ondes de la chaine 3, le président de l’ANEXAL affirme que pour réaliser ce rééquilibrage, il est nécessaire de revoir les articles qui sont pénalisants pour le partenaire algérien, à l’instar de l’article 34 de la compensation. Selon lui, ce dernier signifie que « si on protège un produit, on est obligé de compenser ailleurs ».

L’invité de la rédaction rappelle, par ailleurs, le délai de trois ans demandé par l’Algérie pour rendre son industrie plus compétitive, mais « rien n’a été fait », souligne-t-il.

Le pays est appelé aussi à revoir sa politique commerciale. Ali Bey Naceri juge anormal le fait que le pays importe des produits dérivés de la pétrochimie, relevant au passage son abandon d’un « gros projet », lancé en 2007. Il est également anormal, ajoute-t-il, que l’Algérie n’exporte pas des services, alors que, signale-t-il, « notre voisin de l’Ouest exporte pour 8 milliards de dollars et celui de l’Est pour 5 milliards de dollars », et que tout récemment encore, enchaine-t-il, « nous importions pour 15 milliards de dollars ».

Pour l’intervenant, « il est temps de faire un diagnostic stratégique » avec l’UE et les experts algériens, pour déterminer les secteurs à même de permettre de nous intégrer dans la chaîne des valeurs économiques régionales.

Pour ce qui est de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), Ali Bey Nasri souligne la nécessité de tirer des enseignements de notre accord avec l’UE.
Pour lui, il n’est pas question de refaire les mêmes erreurs, d’autant que « ces pays africains attendent de l’Algérie ce qu’on attend de l’Europe », soit l’investissement. La raison pour laquelle, il faut investir dans ces pays, si non d’autres le feront et l’Algérie, explique-t-il, deviendra un espace commercial.

Dans ce sens, il plaide pour la création des zones franches à même de capter les investissements. 

Sur la décision économique, il est nécessaire, estime-t-il, d’impliquer ceux qui la subissent, soulignant au passage, l’importance d’impliquer le secteur économique productif national dans toutes les négociations qu’il entreprend avec des partenaires étrangers.

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