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Nationale

Plaidoyer pour une intégration économique arabe

Plaidoyer pour une intégration économique arabe

Les travaux de la 127e session du Conseil de l’Union des Chambres arabes du Commerce ont été entamés ce mercredi à Alger et se poursuivront ce mercredi. Selon les organisateurs, cette rencontre permet à l’Algérie de promouvoir son potentiel d’affaires à l’adresse des investisseurs arabes.

Selon le président de la Chambre algérienne du Commerce et de l’industrie (CACI), Mohamed Laid Benamor, « cette rencontre se veut une occasion pour relancer l’investissement étranger notamment arabe », en mettant en avant le potentiel de l’Algérie. « La stabilité du pays, les infrastructures, les ressources humaines et matérielles ainsi que le potentiel d’investissement dont dispose le pays sont parmi les plus importants de la région euro-méditerranéenne », affirme Benamor. Il a aussi souligné les avantages et facilités qu’offre l’Algérie aux investisseurs. Mais malgré ces avantages, le constat sur le terrain est autre, du fait que le pays n’attire pas beaucoup les projets d’investissements. Le président de la CACI estime que « nous manquons de publicité », tout en soulignant l’importance d’aller de l’avant. « Il faut persévérer », recommande-t-il. Il indique à cet effet l’essor que connaissent les investissements locaux durant cette dernière décennie, tout en affirmant l’existence encore de grandes opportunités d’investissement dans divers secteurs, citant l’agriculture et les TIC. L’opérateur économique a par ailleurs souligné l’importance de multiplier les efforts des hommes d’affaires arabes, en unissant leurs compétences en vue de constituer une force régionale capable de se placer, même sur les marchés européens. « Il faut transformer cette volonté de travailler ensemble en projets économiques concrets », précise-t-il. De son côté, le président de l’Union des Chambres arabes, El Ainradja El Kabariti, signale que « pour réaliser et réussir la complémentarité économique entre ces pays-là, il faut travailler sur la diversification des produits ». « La similitude de nos économies et de nos productions font qu’un pays concurrence un autre », explique-t-il. Sur cette session organisée en Algérie, il dit : « C’est une manière de faire connaître aux différents pays arabes l’Algérie, qui jouit d’une grande capacité d’attirer les investissements, en souhaitant que les pays de la région deviennent le premier investisseur sur les terres algériennes. » Il a en outre signalé la possibilité de commercialiser les produits algériens sur les marchés arabes.

Cette rencontre, marquée par la participation d’une importante délégation, a vu aussi l’intervention des représentants des ministères du Commerce, et de l’Industrie et des mines, qui ont mis en exergue les stratégies adoptées par leurs départements pour juguler la crise, ainsi que les perspectives de ces deux ministères. Le secteur de l’agriculture et du tourisme, deux secteurs prometteurs, ont été aussi au rendez-vous. Il était aussi question de la présentation du climat des affaires en Algérie, exposé par Mansouri Abdekrim, de l’Agence nationale de développement de l’investissement. Cette session s’est d’autre part soldée par un accord entre les présents, qui porte sur l’organisation prochaine d’une foire dédiée à l’exposition exclusive des produits arabes.

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