-- -- -- / -- -- --
Nationale

Plaidoyer pour un statut officiel de Yennayer

Plaidoyer pour un statut officiel de Yennayer

Plusieurs voix se sont élevées cette année pour appeler le président de la République à faire du 12 janvier, nouvel an amazigh, une journée fériée.

Cette symbolique culturelle et historique de l’Algérie est aussi une occasion pour revendiquer un statut officiel pour cette date afin de réparer un déni historique qui, aujourd’hui, n’a plus sa raison d’être.

Ceci d’autant que ce rite, qui a été sauvegardé dans la mémoire collective à travers les âges, est aujourd’hui revendiqué et assumé par les populations algériennes dans les quatre coins du pays. Il est célébré, sans complexe, par la majeure partie des Algériens.

La question qui reste posée est de savoir si cette date sera décrétée fériée ? En tous les cas, l’heure est à la revendication de l’utilisation de tamazight dans l’administration et la justice, comme promis par les pouvoirs publics lors de son officialisation. 

Le nouvel an berbère, autrefois célébré dans l’intimité par un dîner en famille, est devenu une fête publique où l’on met en valeur le patrimoine matériel et immatériel de ce rite qui reste, à l’origine, un cycle de la nature qui annonce le début d’un cycle agricole.
Des mets traditionnels, des chants, des produits artisanaux, des offrandes sont organisés dans les quatre coins de la wilaya. Au campus Aboudaou, une journée est organisée où le statut de Yennayer est discuté.

Ici, de nombreuses recherches sur le nouvel an amazigh sont exposées. A la maison de la Culture, le HCA, Radio-Soummam et la direction de la culture et nombre d’associations ont établi un programme culturel comprenant des concours (poèmes, mets traditionnels …). Trois lauréats ont été choisis dans chaque activité et ont été récompensés avec des prix.

Le HCA a prévu de prendre en charge l’édition des poèmes des trois lauréats du concours de poésie. Le passage au nouvel an berbère est célébré à Akbou par l’association Etoile culturelle d’Akbou qui marque cette date en collaboration avec le conseil communal des jeunes d’Akbou, la maison des Jeunes d’Akbou et la Chambre de l’artisanat et des métiers de Béjaïa, ceci par une semaine culturelle qui a débuté mercredi et sera clôturée aujourd’hui à la maison des Jeunes d’Akbou.

Une exposition de produits artisanaux, une parade en habits traditionnels, un buffet et des projections de films documentaires sur l’origine de Yennayer et ses caractéristiques ont été au programme.

Un programme qui a connu aussi d’autres activités comme des pièces de théâtre, des jeux culturels, des narrations de contes kabyles, des offrandes, des conférences sur le mythe de Yennayer et un atelier d’écriture en tifinagh pour enfants. L’association « Horizons » a organisé des caravanes, venues de divers horizons. Elles ont défilé à travers l’artère principale de la ville d’Ighzer Amokrane.

Ont participé aussi des troupes touarègues et d’autres de Ghardaïa, Tizi-Ouzou et d’Akbou, ainsi que des cavaliers de l’association organisatrice. Ces dernières ont eu droit à des repas traditionnels préparés à l’école primaire Touahri-Arezki de la ville.

Un gala est prévu aujourd’hui à la maison des Jeunes avec la participation des chanteurs Yacine Yefsah et Faouzi Saïdi, ainsi que la troupe Asurif. A Ighram, une association a organisé une offrande (Laouizia) histoire de renforcer l’union et la solidarité, voire la fraternité entre voisins.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email