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Nationale

Plaidoyer pour son enseignement dans les universités

Plaidoyer pour son enseignement dans les universités

C’est un véritable plaidoyer qu’a fait hier dans l’espace de l’auditorium de l’université Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou le directeur général de la CASNOS, Dr Chawki-Youcef Acheuk, en faveur de la science dite « économie de la santé « .

Ce rendez-vous scientifique convoqué par les facultés d’économie et de la santé a permis au Dr Acheuk, en sa qualité de conférencier en tant que spécialiste de la médecine et universitaire d’approfondir ce sujet encore inconnu du grand public puisque jusqu’à maintenant seule l’université Mouloud-Mammeri dispense cette filière.

La filière en question a été lancée il y a un peu plus de deux ans seulement. Le conférencier a dès lors mis l’accent sur les différents outils et mécanismes devant permettre aux professionnels de la santé d’assurer meilleurs soins à un patient et avec des coûts raisonnables.

En d’autres termes, utiliser les structures de santé et ses différents outils, directs et indirects, à réel bon escient. Le Dr Acheuk a commencé son intervention par donner la définition de la santé selon l’OMS qui est « un état de bien-être physique, mental et social et qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. « 

Le conférencier poursuit encore l’énoncé de la définition de l’OMS : « Le système et soins font l’objet de critiques de plus en plus sévères. Les soins ne sont pas en adéquation avec les investissements faits dans ce sens. La collectivité est en droit de faire atteindre son système de santé à un très haut degré de qualité, c’est-à-dire une pratique toujours conforme à l’état de connaissances scientifiques et techniques et exécutées dans les conditions optimales de sécurité. « 

A partir de là, le Dr Acheuk se lance dans l’énumération des différents éléments, outils et mécanismes et formules mobilisés par l’Etat pour assurer soins et santé au citoyen et ce avec point nodal l’élément financier.

C’est cette équation formée autour de soins à prodiguer et argent que repose justement l’économie de la santé. Pour situer le degré de santé et la dynamique mise en avant pour la bonne santé en Algérie, le conférencier a fait le comparatif avec le modèle de la politique de la santé américain.

Aux Etats-Unis, la prise en charge médicale par l’Etat au profit de tout individu ne dépasse guère un laps de temps de 48 heures. Au-delà de ce temps, le malade est tenu de faire face aux dépenses nécessaires pour retrouver sa santé ou quitter tout bonnement la structure de santé qui l’a accueilli. En Algérie, le malade ne quitte la structure de santé qu’au moment où ses médecins traitants jugent qu’il a pleinement retrouvé sa santé.

C’est dans ce sens aussi que le Dr Acheuk a plaidé avec ferveur à ce que le citoyen algérien s’acquitte pleinement de ses obligations de versement à la caisse d’assurance et au même temps manifesté sa grande militance au départ à la retraite l’âge d’au moins 60 ans.

Sur ce chapitre de départ à la retraite, le conférencier s’est attardé lors de ses explications pour convaincre du système appliqué en Algérie. « La preuve de l’excellence du système de retraite algérien est prouvée aussi à travers des comparatifs faits ceux de l’Occident.

En Algérie, le départ à la retraite à partir de l’année prochaine est fixé à 60 ans et le montant de retraite à percevoir par le concerné est d’un taux de 80 % du salaire déjà gagné en activité. En Allemagne, le départ est à la retraite est fixé à 67 ans et le montant de retraité est calculé seulement à raison de 50 % du salaire déjà gagné. Par ailleurs en Algérie, il est exigé 32 années de cotisations au concerné pour percevoir une retraite de 80% alors qu’en Allemagne, il est d’au moins 42 ans. « 

Il se trouve aussi que l’espérance de vie en Algérie est égale ou presque à celle reconnue en Occident. « En Algérie, a révélé le Dr Acheuk, l’espérance de vie est de 77 ans à présent, alors qu’elle était de cinquante ans ou moins sans les années 1950 « S’agissant enfin de la profondeur de l’économie de la santé, le conférencier a reconnu qu’il ne maîtrisait pas les différents concepts puisqu’en ce qui le concerne, il a étudié la science purement médicale lors de sa formation universitaire. Par ailleurs dans un point de presse, le DG de la CASNOS a développé un certain nombre de points, ceux-là même soulevés par les journalistes.

Il s’agit, en premier lieu, de savoir si la sécurité sociale est motivée de signer des conventions avec des cliniques privées pour la prise en charge de certains traitements à l’exemple de la chimiothérapie. Le Dr Acheuk a assuré qu’en sa simple qualité de médecin et d’universitaire, il est favorable à ce genre de conventions avec les cliniques privées. « Toujours est-il, poursuit le conférencier, l’Etat a déjà mis en place des centres de prise en charge des cancéreux.

Quant à la question de savoir si les cotisants à la CASNOS de la wilaya de Tizi-Ouzou sont victimes d’une ségrégation par rapport autres citoyens du pays, c’est-à-dire s’ils sont soumis à verser plus que les autres les cotisations, le DG de la CASNOS a vivement martelé que non. « Ce n’est pas encore Tizi-Ouzou qui enregistre le plus de cotisants « , a ajouté le conférencier qui a tenu quand même à préciser qu’il y a une grande discipline « ici à Tizi-Ouzou « .

Quant à la question de savoir si la crise économique que subit actuellement le pays ne risque pas d’engendrer plus de malades et, par conséquent, plus de dépenses pour les différentes caisses de sécurité sociales, le Dr Acheuk a affirmé que c’est le contraire qui se produit dans la mesure où, statistiques à l’appui, il y a plus de création d’entreprises et donc plus de créations d’emplois.

Notons enfin que le DG de la CASNOS a insisté sur son appel quant à l’impératif enseignement de l’économie de la santé dans toutes les universités du pays car « cette science ne peut que servir notre pays. « 

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