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Plaidoyer pour la création de nouveaux centres de thrombolyse

Plaidoyer pour la création de nouveaux centres de thrombolyse

La multiplication des centres de thrombolyse au profit des patients atteints d’AVC (accident vasculaire cérébral) a été vivement recommandée par les participants à une rencontre dédiée à cette pathologie, organisée par le Laboratoire de Recherche sur la Surveillance des AVC.

« La création de nouveaux centres spécialisés permettrait d’agir dans les meilleurs délais, notamment sur les patients résidant loin des structures hospitalières déjà opérationnelles », a précisé Pr Houria Mokhtari Djebli, présidente de cette manifestation scientifique marquant la 3ème journée du Registre des AVC et de Médecine d’urgence.

« Une prise en charge optimale par la technique de thrombolyse exige l’admission du malade dans les quatre heures qui suivent la déclaration de l’AVC », a rappelé Pr Djebli qui est directrice du Laboratoire indiqué et chef du service des urgences médicales, relevant respectivement de l’Université d’Oran-1 « Ahmed Benbella » et du Centre hospitalo-universitaire d’Oran (CHUO).

La thrombolyse consiste en l’injection d’un médicament par voie intraveineuse à l’effet de détruire le caillot qui bloque le vaisseau sanguin. Au total, 39 patients ont subi cette pratique depuis 2015, année de l’adoption de cette technique par le CHUO, a fait savoir la responsable dont le service est opérationnel en H24.

Initiée d’abord par le CHU de Blida, suivi du CHUO et de l’EHU d’Oran « 1er novembre », cette pratique se distingue de la démarche classique qui consistait, quant à elle, à intervenir par traitement symptomatique adapté au type de séquelle (handicap physique, hypertension, trouble du rythme cardiaque…).

La thrombolyse, si elle est pratiquée moins de quatre heures après la survenue de l’AVC, offre toutes les chances à un rétablissement sachant qu’elle permet au cerveau d’être à nouveau irrigué par le sang. En revanche, une admission tardive provoquera inéluctablement la destruction du cerveau avec de graves séquelles, a-t-on souligné.

L’équipe du Pr Djebli s’attelle, en outre, à l’élaboration du Registre des AVC, initiative lancée en 2014, année de l’entrée en service du Laboratoire de Recherche sur la Surveillance des AVC, qui a déjà permis de recenser plus de 1.800 patients traités au CHUO.

Plus de 800 cas d’AVC ont été enregistrés cette année par le service compétent du CHUO, presque le double des cas recensés en 2014, a observé la spécialiste qui mise sur la contribution des différentes structures (publiques et privées) en vue de conférer la dimension nationale assignée à la création du Registre des AVC.

« La mission ciblée au travers du Registre ne se limite pas au recensement des malades », a-t-elle signalé, expliquant que cet instrument vise, à l’appui d’un logiciel spécifique, à assurer le suivi de l’état de santé des patients dans le but d’améliorer leur prise en charge.

L’hypertension artérielle, le diabète et le tabagisme figurent parmi les principaux facteurs favorisant la survenue de l’AVC. Parmi les signes cliniques qui doivent alerter le sujet, Dr Djebli a évoqué « la sensation de fourmillement, la paralysie et la difficulté à parler ».

Les premières données du Registre interpellent d’ores et déjà les spécialistes sur deux aspects : l’augmentation du nombre de cas d’AVC et la présence de sujets de plus en plus jeunes, ayant la vingtaine. En cause : la malnutrition, le stress, et la négligence du malade envers sa propre santé, a-t-on relevé.

Une centaine de jeunes spécialistes ont pris part à cette manifestation scientifique marquée par les échanges d’expériences entres compétences nationales et étrangères autour des techniques de prise en charge des AVC et d’autres situations d’urgence tels l’état de mal épileptique et le traumatisme crânien.

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