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Nationale

Plaidoyer de l’Algérie : Pas de mercenaires en Libye!

Plaidoyer de l’Algérie : Pas de mercenaires en Libye!

L’ingérence étrangère, la présence de milices armées et notamment des milliers de mercenaires ont exacerbé les tensions en Libye et crée de nouvelles fractures politiques et sociales. C’est cette vérité que l’Algérie ne cesse de l’affirmer dans les différentes rencontres internationales, appelant à la nécessité du retrait complet des forces étrangères et des mercenaires du territoire libyen. L’Algérie soutient, ainsi, que la résolution de la crise dans ce pays voisin, ne peut provenir que des Libyens eux-mêmes.

Dans une allocution lue en son nom par le premier ministre Nadir Larbaoui, à l’ouverture de la réunion du comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye à Brazzaville (Congo), Abdelmadjid Tebboune a considéré que la présence militaire étrangère est un facteur qui entrave le retour de la paix et la sécurité dans ce pays. Il a mis l’accent sur l’impératif du « retrait de tous les mercenaires sans exception ».

De nombreux pays ont injecté des miliciens, des combattants étrangers ou des mercenaires dans la guerre pour la prise du pouvoir en Libye opposant les troupes du gouvernement d’union nationale (GNA) basées à Tripoli et les troupes du maréchal Khalifa Haftar qui contrôlent l’est du pays . La Turquie avait officiellement reconnu en 2021 avoir déployé quelque 20 000 combattants venus principalement de Syrie pour soutenir le GNA installé à Tripoli menacé par les troupes de Haftar appuyées par les mercenaires de l’Ex Wagner (African Corps) et les Janjawides soudanais.

Pour le président Tebboune, le recours à la force en Libye « ne fera qu’exacerber la crise, mettra en péril l’avenir du peuple libyen qui sera ainsi privé de son droit à la stabilité, à la sécurité et à la prospérité, et entraînera la détérioration de la situation dans cette région ».

Pour Tebboune, la Libye est « devenu malgré lui un repaire des milices armées, des groupes terroristes et des réseaux criminels de trafic d’armes et de drogues et un passage pour la migration clandestine ».

Il s’agit d’une situation explosive et presque incontrôlable, source de menaces et de périls sur la région nord-africaine et sur toute la bande sahélo-saharienne, que le chef de l’Etat n’a pas manqué de souligner, réitérant son appel à « toutes les parties étrangères concernées par la question libyenne à adhérer à ce processus constructif et à s’engager à respecter la souveraineté de la Libye, son unité territoriale et l’indépendance de sa décision ».

Il a soutenu, par ailleurs, dans le même sillage que « le règlement définitif de la crise libyenne ne saurait être concrétisé qu’à travers un processus qui consacre le principe de la souveraineté nationale et dans lequel les frères libyens prennent les choses en main, mais aussi un processus qui préserve leur droit authentique à la gestion et à l’exploitation des richesses de leur pays à même de leur garantir la stabilité, le développement et la prospérité ».

Le président de la République a affirmé « encourager le peuple libyen à déterminer son avenir et à dépasser l’impasse actuelle à travers la reconstruction des institutions libyennes, asseoir son droit de choisir ses représentants et rétablir la paix et la sécurité ».

Tebboune a réitéré l’appui de l’Algérie à la réconciliation nationale et à l’organisation des élections en Libye, assurant qu’elle n’épargnera aucun effort dans le cadre des missions de ce comité, en collaboration avec les organisations régionales et internationales concernées, en vue de contribuer à la réussite de cette démarche de réconciliation nationale escomptée.

Par ailleurs, les travaux du Comité de haut niveau de l’Union africaine (UA) sur la Libye ont pris fin, avant-hier soir à Brazzaville (Congo). Les participants ont appelé, dans leurs interventions, à appuyer le processus de réconciliation nationale en Libye et à mobiliser les moyens nécessaires pour la réussite de la conférence inclusive, prévue en avril prochain dans la ville de Syrte.

Dans la déclaration finale, sanctionnant les travaux de ce sommet de Brazzaville, le Comité de haut niveau de l’Union africaine a insisté sur « le rôle crucial du processus de réconciliation nationale dans le cadre de l’instauration de la confiance et de la consolidation de la paix comme condition préalable aux élections ».

Les membres du Comité se sont en outre félicités des efforts du Conseil présidentiel libyen, à travers l’adoption « d’une vision stratégique nationale sur la réconciliation sur une base nationale », en sus de l’organisation de la première réunion préparatoire de la conférence inter-libyenne, du 8 au 12 février 2023 à Tripoli, ainsi que des concertations approfondies tenues dans différentes régions par le groupe de l’Union africaine (UA), sous la conduite du ministère congolais des Affaires étrangères.

Les membres du Comité ont salué également la décision du président du Conseil présidentiel libyen portant création, dans les meilleurs délais, d’une haute commission de réconciliation nationale.



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