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Piratage américain : L’aveu… tardif de Gemalto

Piratage américain : L’aveu… tardif de Gemalto

Gemalto, le leader néerlandais de sécurité numérique, qui produit près de 2 milliards de cartes SIM par an ainsi que des puces pour cartes de crédit et documents d’identité numérique, a reconnu avoir enregistré plusieurs tentatives de piratage ces dernières années.

La société a toutefois précisé qu’il n’y avait pas de preuves attestant que ces tentatives s’expliqueraient par des activités des services secrets. Gemalto a promis de tout faire pour élucider cette affaire.

Dans notre édition d’hier, nous avons écrit que l’Agence américaine d’espionnage, la National Security Agency (NSA) et son homologue britannique, le GCHQ,qui auraient mis la main sur des millions de clés de cryptage des cartes SIM servant pour la téléphonie mobile, selon des révélations faites par l’ex-agent de renseignement américain Edward Snowden, repris le 19 février dernier par The intercept, un site d’enquête journalistique américain.

Ce procédé consiste en le piratage de cartes SIM de quelque 450 opérateurs de téléphonie mobile à travers le monde, ainsi que le géant mondial de la sécurité numérique, le néerlandais Gemalto, lequel s’est vu octroyer par l’Algérie le marché du passeport biométrique.

Pour rappel, Gemalto a été choisi le 22 mai 2014 pour fournir à l’Hôtel des Monnaies de la Banque d’Algérie ses couvertures SealyseCover pour les passeports électroniques et ses logiciels intégrés pour appuyer le programme de passeports électroniques du pays, et augmenter sa capacité de production.

Concrètement, l’entreprise néerlandaise devrait apporter au document officiel algérien sa couverture électronique « Sealys » et son logiciel embarqué « eTravel » pour pouvoir vérifier rapidement l’identité du voyageur qui se présente au guichet.

Le fabricant, également leader dans les systèmes de sécurité informatique, dit n’avoir appris que récemment cette information, ajoutant qu’il est actuellement en train de vérifier l’ampleur du préjudice. Gemalto craint qu’il puisse y avoir des lourdes conséquences sur sa réputation.

Dans son communiqué daté d’avant-hier, la société se dit très préoccupée par les résultats de l’enquête et la prend très au sérieux. « Nous consacrons toutes nos ressources (…) pour comprendre la portée de ces techniques sophistiquées utilisées pour intercepter des données sur les cartes SIM », affirme-t-elle.

Hier, Gelmato modifie sa réponse en avouant avoir fait l’objet de tentatives de piratage. De leur côté, les opérateurs américains Sprint, AT&T et T-Mobile se sont refusé à tout commentaire.
La porte-parole de l’opérateur allemand Deutsche Telekom, Alexia Sailer, interrogée vendredi dernier par l’agence d’information russe Sputnik, n’a pas exclu la possibilité d’un piratage des systèmes de sécurité de Deutsche Telekom par les services secrets américains et britanniques.

En attendant, les Algériens restent toujours dans le flou concernant les risques et dommages encourus par l’Algérie, du fait qu’elle a confié la sécurité des passeports biométriques algériens à Gemalto, un opérateur qui avoue à demi-mot être concerné par cette scabreuse et dangereuse affaire d’espionnage d’Etat opéré par les Américains et les Britanniques. 

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