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Pétrolier algérien arraisonné en Iran : Démenti de l’ambassade d’Iran

Pétrolier algérien arraisonné en Iran : Démenti de l’ambassade d’Iran

L’ambassade d’Iran à Alger a démenti samedi soir  l’arraisonnement par la marine iranienne d’un navire algérien vendredi dans le détroit d’Hormuz, par où transite le quart du pétrole consommé dans le monde. 
« Suite aux informations diffusées par des médias locaux et internationaux relatives à l’arraisonnement d’un navire pétrolier algérien dans le Detroit d’Hormuz, l’ambassade de la république islamique d’Iran dément cette information et précise que le navire intercepté battait pavillon du Liberia », indique un communiqué transmis au Jeune Indépendant. Le texte précise que « le navire algérien en question a poursuivi sa route avant-hier vers sa destination d’origine ».
Samedi, un communiqué de Sonatrach avait indiqué que la destination du Mesdar était le terminal pétrolier saoudien de Tanura. 
Le pétrolier Mesdar, battant pavillon du Liberia et transportant une cargaison appartenant à Sonatrach aurait été contraint vendredi de mettre le cap vers les eaux territoriales iraniennes, par les garde-côtes de la marine iranienne, au moment où il traversait le détroit d’Ormuz, selon la compagnie nationale des hydrocarbures. « Le vendredi 19 juillet 2019, à 19H30 heure algérienne, le pétrolier Mesdar, de 2.000. 000 de barils de capacité, propriété de Sonatrach, a été contraint de mettre le cap vers les eaux territoriales des côtes iraniennes, par les garde-côtes de la marine iranienne, au moment où il traversait le détroit d’Ormuz », a expliqué la même source dans un communiqué.
Le navire se dirigeait, en fait, vers Ras Tanura pour charger du pétrole brut pour le compte de la compagnie chinoise UNIPEC », a-t-on ajouté. Après quelques vérifications, le navire avait été autorisé à reprendre sa route vers Ras Tanura à 20H45, a fait savoir Sonatrach, précisant qu’« aucun incident humain ou matériel n’a été enregistré ». Le navire en question est arrivé à Ras Tanoura samedi à 17h00. Construit en 2007, « Mesdar » transportait de l’huile de Palme brute pour la Chine. Les garde-côtes iraniens ont intercepté ces derniers jours des pétroliers transportant des cargaisons de pétrole de contrebande en provenance de Syrie et de Libye.
L’arraisonnement vendredi de Mesdar intervenait quelques heures après la saisie par la marine iranienne d’un pétrolier britannique, le Stena Impero, dans le détroit d’Ormuz, l’une des principales routes maritimes dans le golfe persique, théâtre de tension depuis le durcissement des sanctions américaines contre l’Iran consécutives à son retrait de l’accord sur le nucléaire iranien. Samedi, Londres avait qualifié la saisie du pétrolier britannique d’« acte de piraterie », rejetant les explications de Téhéran selon lesquelles le navire aurait été impliqué dans un incident avec un bateau de pêche. L’arraisonnement du Stena Impero est intervenu plus de deux semaines après la saisie, le 4 juillet, d’un pétrolier iranien, le Grace 1, au large de Gibraltar par les autorités britanniques, qui l’accusaient d’acheminer clandestinement des hydrocarbures vers la Syrie. Téhéran avait démenti que ce pétrolier transportait du pétrole destiné à la Syrie, en violation des sanctions internationales.
Les autorités iraniennes avaient demandé à maintes reprises que le pétrolier soit libéré, et menacé Londres de représailles. 

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