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Pétrole:La guerre psychologique a commencé

Pétrole:La guerre psychologique a commencé

De nouveau, les incertitudes planent sur le marché du brut. Une salve de sanctions américaines contre l’Iran est entrée en vigueur ce mardi, alors que les mesures visant les exportations de ce pays sont prévues dans quelques mois. Le président iranien Hassan Rohani criant à la “guerre psychologique” et écartant toute négociation sur un nouvel accord nucléaire réclamé par les États-Unis.

Pour les experts, ce conflit et surtout le durcissement entre les deux pays risquent de relancer encore la guerre des prix dans un marché volatil et profondément marqué par les tensions et les crises. Mais, ce n’est qu’un début.

Si l’or noir n’est pas directement visé par cette première vague, “la réalité de futures sanctions sur les produits pétroliers fait son chemin dans les esprits”, a commenté Bjarne Schieldrop, analyste chez SEB. C’est cette impression qui risquent de devenir une tendance lourde chez les investisseurs.

Le secteur pétrolier du troisième plus grand producteur de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) sera directement visé à partir de novembre.

Les États-Unis menacent de sanctionner les pays qui importeront du pétrole iranien à partir de cette date, mais les analystes sont divisés quant aux pays qui braveront Washington.

“L’Inde, la Chine, et des pays d’Europe s’opposent aux sanctions américaines, ils pourraient continuer d’acheter à l’Iran”, a supposé Fiona Cincotta, analyste chez City Index. Or, ces pays achètent de grandes quantités, ce qui atténuent grandement les sanctions et les dégâts qui pourraient avoir lieu sur les cours du brut.

“Il nous semble que les entreprises privées font le choix facile, en privilégiant les États-Unis plutôt que l’Iran”, a pour sa part argué Bjarne Schieldrop, qui estime que “le choix est d’autant plus facile que l’Arabie saoudite et la Russie ont augmenté leur production”.

Les prix du pétrole grimpaient hier en cours d’échanges européens alors que les marchés montraient des inquiétudes.

Hier vers 10H00 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre valait 74,59 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 84 cents par rapport à la clôture de lundi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de “light sweet crude” pour le contrat de septembre prenait 58 cents à 69,59 dollars.

Par ailleurs, le prix du panier de référence du brut de l`Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) s`est établi avant hier à 72,27 dollars le baril, contre 72,07 dollars vendredi, a indiqué lundi cette Organisation sur son site web.

La hausse de la production de l’Opep et les craintes d’une escalade de la guerre commerciale qui oppose les Etats-Unis à ses partenaires empêchent les prix de grimper, mais les perspectives de perturbation de l’offre, notamment en Iran, les maintiennent à des niveaux élevés.

“Jeudi, les prix ont été soutenus par l’annonce que l’Iran conduirait des exercices militaires dans le détroit d’Ormuz”, a rappelé un spécialiste.

A plus long terme, les marchés ont également noté que le président américain Donald Trump souhaitait assouplir les régulations environnementales sur le secteur de l’automobile mises en place par son prédécesseur, Barack Obama.

“Des normes sur la consommation d’essence moins strictes vont être mises en place”, ce

qui devrait doper la demande, a estimé un analyste.

Pour rappel, la prochaine réunion de l’Opep est prévue pour la dernière semaine de septembre à Alger.

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