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Pétrole : Retour du pessimisme sur les prix

Pétrole : Retour du pessimisme sur les prix

Depuis quelques jours, des informations de milieux spécialisés annoncent une nouvelle crise dans le cours du brut d’ici l’été. Pour ces sources, notamment des banques réputées et des agences économiques, ces prix vont dégringoler pour plusieurs raisons. Le marché mondial est inondé de pétrole et il continue d’offrir plus de brut à des prix abordables.

Le constat est fait par l’OPEP elle-même, d’autant qu’elle a prouvé son respect des clauses de l’accord de réduction de la production. Situé dans une fourchette entre 50 et 60 dollars, le pétrole vient d’encourager le retour à l’extraction et l’écoulement du pétrole de schiste américain.
La hausse des cours n’a pas joué un rôle fondamental dans la baisse des stocks mondiaux.

Pour ces experts, rien n’a vraiment changé à part une hausse significative des cours, mais d’une manière assez fragile et qui ne correspond point à la réalité mondiale, notamment dans la demande de la consommation et la situation des industries des pays émergents.

Selon un haut responsable de Commerzbank, interrogé par CNBC, « il y a des risques des prix tombant au dessous des 50 dollars pour une période de temps considérable, et probablement même toucher les niveaux de 40 à 45 dollars cette année ».

Ce pessimisme ambiant touche également les données affichées par l’OPEP et l’Agence internationale de l’Energie, quand on rappelle les grosses difficultés pour les producteurs à tenir le rythme d’une production moins importante. Certains ne croient pas à un respect durable des quotas de l’OPEP et de ses partenaires non affiliés au cartel, d’où leurs analyses d’une forte baisse des prix.

Ces experts estiment que si l’OPEP ne prolonge pas son accord de réduction de Vienne et qu’elle lâche du lest sur la discipline, les cours vont chuter considérablement. Selon le site Oilprice, « l’accord de l’OPEP a réussi à retirer environ un million de barils par jour du marché, mais l’équilibre entre l’offre et la demande n’est pas aussi serré que les membres du cartel l’avaient espéré ».

Pour Bloomberg, c’est carrément des certitudes sur l’éventualité d’une dégringolade, voire d’un « krach » possible du marché pétrolier. Citant plusieurs facteurs, comme la possibilité que les membres de l’OPEP ne se mettent pas d’accord pour prolonger leur accord de réduction et que les producteurs de schiste reprennent avec moins de coût leurs extractions.

Il est d’ailleurs mis en exergue que ces producteurs de l’OPEP reviennent à leurs niveaux de 2016, ce qui va « écraser » le marché pour longtemps. Un économiste en énergie de ABN Amro a confirmé cette prévision à Bloomberg en déclarant que le « prix du pétrole pourrait redescendre à l’endroit où il était il y a deux ans. ». Pour lui, les prix du brut pourraient facilement revenir dans peu de temps à 30 dollars.

Ces perspectives sombres sur l’avenir du pétrole et ses cours n’ont pas pour le moment influé sur les cotations, ni sur les intentions des investisseurs potentiels. Mais, aux dires d’autres experts, le maintien de la réduction et son respect des quotas par l’OPEP et la Russie ainsi que l’éventualité d’une prorogation de cette limitation pour six mois pourraient bien enterrer ces perspectives incertaines et « tuer » le pessimisme exprimé depuis peu par ces milieux financiers et économiques occidentaux.

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