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Pétrole : Moscou affiche sa bonne volonté

Pétrole : Moscou affiche sa bonne volonté

Les cours du brut ont légèrement grimpé ces derniers jours, alors que ce matin, les cotations ont enregistré un recul de 0,15%, soit un « ridicule » trois cents par rapport à la journée de vendredi dernier.

Cependant, aux dires des experts, il existe des perspectives d’une bonne reprise des cours depuis que les médias rapportent des déclarations de bonne intention ou de bonne volonté de la part des officiels des gros pays producteurs de pétrole. Partout, on annonce qu’Alger sera un virage important vers la conclusion d’un accord déterminant sur l’avenir des cours du brut.

En effet, on confirme qu’un sommet informel de l’Organisation des pays exportateurs (OPEP) se tiendra en marge du Forum international de l’énergie qui aura lieu du 26 au 28 septembre. Ce rendez-vous informel sera suivi de consultations et de « négociations » entre le cartel et la Russie, premier producteur mondial, le Mexique et le Venezuela.

L’objectif recherché est, soit un nouveau gel des seuils de production, soit une coordination fiable dans « le raffermissement et la stabilité des marchés ».
Selon des sources au fait de ces consultations, les pays de l’OPEP sont divisés sur le cadre de ces structures de négociation.

Certains privilégient le cadre d’une structure multilatérale dans un processus de négociation ou de consultation, ce qui facilite une meilleure transparence et une bonne solidarité en cas d’adhésion à un éventuel accord, alors que d’autres estiment que le meilleur moyen d’arriver aux objectifs est de mener un dialogue dans un cadre bilatéral, notamment lorsqu’il s’agit de gros producteurs influents sur le marché et les cours mondiaux comme la Russie et l’Arabie saoudite, qui affichent des chiffres insolents (presque 25% de la production mondiale de pétrole).

Déjà, le ministre de l’Energie russe, Alexander Novak, a indiqué que son pays mène des consultations avec Ryadh et d’autres pays producteurs afin d’assurer la stabilité du marché. Il a précisé que cela se fait avec l’OPEP et des pays hors OPEP, estimant qu’un retour à la stabilité du marché pétrolier ne peut être envisagé que pour 2017.

« Moscou est prête à atteindre le niveau de coordination le plus élevé possible et à mettre en œuvre des mesures communes avant de parvenir à la stabilité » a indiqué le ministre russe, qui précisa toutefois qu’il faut que ces mesures ne soient pas limitées dans le temps.

Ainsi, ces déclarations s’ajoutent à d’autres émanant de hauts responsables des pays exportateurs qui se disent prêts, tous, à relancer le dialogue sur le marché du pétrole, et surtout à créer des conditions favorables au maintien d’une fourchette des prix acceptable par tous.

Sur ce plan, certains penchent vers un seuil de 55-60 dollars, afin de ne pas « plomber » ou « mettre en difficulté » des facteurs de croissance des pays industrialisés, alors que d’autres affichent des ambitions plus élevées, soit un prix supérieur à 70 dollars le baril afin de « rebooster » les budgets des pays producteurs et de relancer le volume des investissements dans l’exploration, l’extraction et l’industrie chimique et pétrochimique, qui souffrent de « rétrécissements » depuis le début du contre-choc pétrolier.en juin 2014.

Des pays souffrent durement depuis l’effondrement des cours, notamment le Venezuela et le Nigéria ; le premier a plongé dans l’inflation et sa spirale, alors que l’autre est entré dans une situation critique. Des perspectives qui animent timidement le marché et les cotations, bien que la prudence reste de mise. Pour beaucoup, la rencontre d’Alger sera le prélude à la conclusion d’un important accord de l’OPEP lors de son sommet, prévu le 30 novembre à Vienne, la capitale autrichienne. 

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