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Pétrole moins cher l’an prochain ?

Pétrole moins cher l’an prochain ?

C’est un scénario des plus catastrophiques pour certaines économies monoexportatrices d’hydrocarbures. Selon un prestigieux cabinet d’analyses, le Goldman Sachs, le pétrole coûtera 20 dollars le baril dès l’année 2016.

Selon les experts de cette société de consulting, il existe plusieurs raisons financières, économiques et politiques qui vont influer durablement sur la structure des prix des hydrocarbures, notamment du pétrole. Selon leurs prévisions, dans quelques mois, il va y avoir un surplus de production qui va continuer à peser lourdement sur les cours.

D’autant plus que les politiques de redressement que pourront mener certains gros producteurs pour rééquilibrer le marché du pétrole semblent souffrir de lenteur ou d’un défaut de consensus entre les partenaires influents et qui comptent.

Le surplus de production est devenu un élément déterminant dans la structuration actuelle du marché du pétrole et dans la définition volatile des cours. Pour ce cabinet, il y a trop de pétrole pour espérer un réel rebondissement à court et moyen termes des prix. Goldman Sachs prévoit même un baril à moins de 20 dollars dès 2016.

De plus, les divisions flagrantes entre les membres du cartel OPEP eux-mêmes et les pays non membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole encouragent cette perspective sombre. Dernière annonce qui ne plaide guère pour une remontée des cours, le refus de l’Arabie Saoudite d’une réunion urgente de l’OPEP, comme le réclament le Venezuela, l’Iran et l’Algérie.

Il est devenu clair que Ryad poursuit sa stratégie de “pourrissement” quels que soient les motivations ou les prétextes politiques, économiques ou géopolitiques, sans la moindre attention pour autres membres ou pays amis, qui souffrent le plus du durcissement aveugle de la bataille des quotas que se livrent les producteurs des pays du Golfe.

Au-delà des motivations des uns et des autres, l’analyse de Goldman Sachs rappelle étrangement les déclarations du ministre du Pétrole saoudien, il y a quelques mois, qui disait que son pays ne changera pas sa politique même si le pétrole descend à 20 dollars le baril. Sachant que le coût réel d’extraction de l’or noir flirte avec les 20 dollars le baril, il est facile de conclure de l’ampleur des dégâts.

Les prix du pétrole ont terminé la semaine en baisse. Hier, le baril de brent de la mer du Nord pour livraison en octobre valait 48,17 dollars sur l’Intercontinental exchange (ICE) de Londres, en baisse de 72 cents par rapport à la clôture de jeudi. Et cela, malgré un rapport plutôt optimiste de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) faisant état d’une baisse de l’offre américaine, mais également de la baisse sensible de la production des pays non membres du cartel OPEP.

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