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Nationale

Pétrole : L’excédent commercial recule de 20,44 %

Pétrole : L’excédent commercial recule de 20,44 %

L’excédent de la balance commerciale de l’Algérie s’est réduit à 4,67 milliards de dollars durant les huit premiers mois de l’année, alors qu’il s’était établi à 5,87 milliards de dollars durant la même période de l’année précédente, selon les données publiées par le Centre national de l’informatique et des statistiques des douanes. Les importations qui avaient atteint 37,59 milliards durant les huit premiers mois de 2013, ont grimpé à 39,10 milliards de dollars.

Cette hausse 4,2 % des dépenses est alourdie par la facture des importations des produits alimentaires qui a enregistré un bon des 18,89 % en totalisant un montant de 7,80 milliards de dollars.

La hausse des achats de l’Algérie de l’étranger a également concerné les biens d’équipements agricoles avec 409 millions de dollars (+27,02 %) ainsi que les biens d’équipements industriels avec 12,23 milliards de dollars (11,48 %). En revanche, il y a une diminution dans les importations des énergies et lubrifiants, dont le montant n’a pas excédé 1,75 milliard de dollars (-45,9 %).

La baisse des achats a également concerné le groupe des biens de consommation non alimentaires tels les médicaments et électroménagers, les téléphones … Le montant de ce groupe de produits a diminué de 6,63 % pour atteindre 6,97 milliards de dollars. Les exportations nationales ont progressé pour leur part de 0,71 % en passant de 43,46 milliards de dollars à 43,77 milliards.

Les hydrocarbures ont continué à représenter l’essentiel des ventes nationales à l’étranger avec une part de 95,84 % du volume global des exportations durant la période considérée, soit 41,95 milliards de dollars, contre 42,13 milliards à la même période de l’année précédente , enregistrant ainsi une légère diminution de 0,43 %. Cette diminution des recettes pétrolières de l’Algérie est due à la chute du prix de l’or noir sur le marché mondial. En effet, depuis le début de l’été, les cours du pétrole continuent de reculer.

Le Sahara Blend, le brut de référence algérien, a chuté de près de six dollars en août à 100, 86 dollars contre 106,74 dollars en juillet, impactée par une abondance de l’offre et une baisse de la demande de pétrole, selon l’Opep. Les analystes font observer qu’il y a trop d’or noir sur le marché alors qu’il n’y a pas assez de croissance économique, notamment en Chine.

Ce pays, qui est le deuxième plus gros consommateur de brut du monde, a annoncé le ralentissement brutal de sa production industrielle provoquant un nouveau recul des cours du brut. Néanmoins, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) continue de tabler sur une hausse de la demande mondiale de pétrole. Cette hausse sera limitée à 900 000 barils par jour en 2014 (92,6 millions de barils par jour) en raison de « la faiblesse persistante des économies européenne et chinoise, conjuguée à des livraisons de pétrole plus faibles que prévu au Japon et au Brésil », indique l’institution, qui défend les intérêts des grands pays consommateurs.

Mais certains analystes estiment que les cours actuels sont inférieurs aux niveaux nécessaires à l’équilibre budgétaire de certains pays comme l’Algérie. D’autant que notre pays qui demeure mono exportateur, est quasiment dépendant des hydrocarbures puisque les exportations hors hydrocarbures, ne représentent que 4,16 % du volume global des exportations en totalisant un montant de 1,83 milliard de dollars durant les huit premiers mois de 2014.

Durant la période considérée, les exportations du groupe demi-produit ont été estimées à 1,51 milliard de dollars (+62 %), les biens alimentaires (218 millions de dollars), les produits bruts (77 millions de dollars), les biens d’équipements industriels (9 millions de dollars) et enfin les biens de consommation non alimentaire (7 millions de dollars).

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