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Pétrole : Les bons signes du marché

Pétrole : Les bons signes du marché

« Le rééquilibrage du marché est engagé ». Phrase significative lancée par le secrétaire général de l’OPEP, Mohamed Sanusi Barkindo, à l’issue d’une réunion du cartel hier après-midi à Vienne.

Pour lui, il n’y a pas de doute, les chiffres confirment tout le bien de la stratégie de l’OPEP pour endiguer la fragilité des cours en stabilisant le marché mondial.

« Nous avons tout lieu de nous réjouir des progrès constants que nous avons obtenus dans nos efforts communs pour surmonter le cycle actuel du marché pétrolier, qui est le pire de tous les cycles que nous ayons connus ces derniers temps », a souligné le SG de l’OPEP.

Pour le ministre koweitien, qui préside le comité de suivi, le « marché est aujourd’hui manifestement bien en voie de rééquilibrage ». Il indique que ce n’est pas le moment « de lever le pied, car nous avons encore du travail à faire pour ramener les stocks à leur niveau moyen des cinq dernières années et contribuer à rendre la stabilité durable au marché « .

Pour la Russie, deuxième gros producteur mondial, et pleinement engagée dans l’accord de limitation de la production avec le cartel, il faut maintenir l’action concertée avec ses partenaires.

Le ministre russe de l’Energie, Alexandre Novak, a salué cette stabilisation du marché tout en soulignant que l’OPEP et ses partenaires non affiliés à l’organisation doivent élaborer une stratégie pour l’avenir qu’ils doivent pleinement respecter à partir d’avril 2018. Globalement, l’OPEP et ses partenaires ne cachent point leur satisfaction, d’autant que les fondamentaux se stabilisent.

Selon les données, il y a une chute manifeste des réserves du brut dans les pays développés de l’OCDE, alors que les perspectives de hausse considérable de la demande au deuxième semestre sont évoquées.
Ces facteurs ont nettement influé sur le marché ces derniers jours, bien que la situation du dollar, assez affaiblie, ait joué un rôle non négligeable dans les échanges mondiaux.

La réunion d’hier n’a pas non plus fait de grosses annonces, notamment par rapport aux cas « délicats « du Nigéria et de la Libye, qui bénéficient d’une exemption en raison des tensions sécuritaires. De même, aucune décision n’a été prise s’agissant de nouvelles restrictions de la production, ni de signaux quant à une prolongation de l’accord de décembre 2016 et sur la nature de cette prorogation.

Il faudra attendre novembre prochain pour que ce point soit discuté officiellement à Vienne, bien que des pourparlers informels soient en cours entre les principaux acteurs du marché pétrolier mondial.

Hier après-midi le Brent, référence du pétrole algérien, valait 56,73 avant les clôtures. Un cours qui pourrait encore gagner des cents en raison de la résurgence des risques de guerre au Kurdistan irakien, dont un référendum pour l’indépendance est prévu lundi.

Des tensions régionales se font jour autour de cette initiative controversée, alors que cette région a des réserves pétrolières de quelque 45 milliards de barils. On estime à 600 000 barils par jour la production locale au Kurdistan, dont l’essentiel est exporté via la Turquie, déjà très critique par rapport aux indépendantistes kurdes.

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