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pétrole : Le marché toujours en panne

pétrole : Le marché toujours en panne

Les prix du pétrole remontaient ce lundi, après leurs pertes de la semaine dernière et alors qu’ils sont soumis à des facteurs contraires.

Vers 09H15 GMT (11H15 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 64,55 dollars à Londres, en hausse de 0,51% par rapport à la clôture de mardi. La semaine dernière, il avait perdu 3,5%.

A New York, le baril américain de WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, pour livraison en août gagnait 0,33%, à 57,70 dollars, après avoir lâché 1,6% la semaine dernière.

“Le marché du pétrole est en panne et ne sait pas quel chemin emprunter” alors qu’il est coincé entre deux tendances qui s’opposent, a commenté Stephen Brennock, analyste pour PVM.

“Les prix du pétrole ont baissé la semaine dernière alors que les investisseurs restent pessimistes du fait des inquiétudes sur la croissance mondiale et de la production robuste des États-Unis”, a ainsi rappelé Benjamin Lu, analyste pour Phillip Futures.

Mercredi, l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA) avait en outre fait état, dans ses données hebdomadaires, d’une baisse des stocks américains moins importante que prévu.

Mais avec l’accord de l’OPEP, “les graines ont été semées pour une diminution des stocks mondiaux dans les prochaines semaines”, a souligné M. Brennock, même si l’extension a pu dans un premier temps être jugée insuffisante par certains analystes pour équilibrer les prix.

Pour rappel, les prix du pétrole ont terminé en hausse ce vendredi, soutenus par un regain de tensions géopolitiques après l’arraisonnement par la Grande-Bretagne d’un pétrolier iranien et par des chiffres solides sur l’emploi américain.

Après avoir débuté la séance européenne en baisse, les cours se sont repris au début de la séance américaine.

Les cours continuaient toutefois à monter alors que la situation reste tendue au Moyen-Orient, selon Andy Lipow de Lipow Oil Associates. “Le fait que les Britanniques aient saisi un pétrolier iranien (jeudi) et

que les Iraniens menacent à leur tour de saisir un pétrolier britannique accroît les tensions au moment où le conflit entre Téhéran et Washington est déjà vif”, a-t-il souligné.

Soupçonné de livrer du pétrole à la Syrie en violation des sanctions contre Damas, le navire iranien a été arraisonné jeudi au large du territoire britannique de Gibraltar. Téhéran a demandé vendredi à la Grande-Bretagne de le relâcher “immédiatement”, accusant Londres d’avoir agi sur ordre des États-Unis.

Mais malgré le rebond des prix du baril de brut en cours de séance, le pétrole restait handicapé par les prévisions pessimistes sur le front de la demande au niveau mondial pour 2020.

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