Pétrole : La récession pèse sur le marché – Le Jeune Indépendant
-- -- -- / -- -- --


Energies

Pétrole : La récession pèse sur le marché

Pétrole : La récession pèse sur le marché

Les prix du pétrole évoluaient en légère baisse ce mardi, les inquiétudes quant à une possible récession mondiale continuant de peser sur la demande de brut, avant la décision de politique monétaire de la Fed.

Vers 09H35 GMT (11H35 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet, perdait 0,34%, à 79,04 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en juin, abandonnait 0,42%, à 75,34 dollars.

« Les craintes de récession sont le principal facteur qui dicte actuellement l’orientation des prix du pétrole brut », commente Stephen Innes, de SPI AM. Selon l’analyste, la baisse des cours devrait se poursuivre « jusqu’à ce qu’il devienne clair qu’une récession importante sera évitée et que la croissance de la demande mondiale de pétrole ne sera pas freinée ».

La croissance de l’activité des usines en Chine a faibli en avril, selon des données officielles publiées dimanche, en raison d’une demande internationale plus faible et d’une reprise post-Covid laborieuse.

L’indice d’activité des directeurs d’achat (PMI), reflet de la santé du monde industriel, s’est en effet contracté.

« Ces chiffres ont suscité l’inquiétude des investisseurs, car ils ont eu un impact sur les perspectives de croissance de la deuxième économie mondiale et sur les perspectives globales de la demande », explique un autre expert d’ActivTrades.

A cela s’ajoute « la progression d’un sentiment baissier sur le marché », souligne l’analyste, « qui a été alimenté par les turbulences dans le secteur bancaire américain et l’imminence d’une hausse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale » (Fed).

Le marché attend ainsi la décision de politique monétaire de la Fed aujourd’hui mais aussi celle de la Banque centrale européenne (BCE) demain.

Une politique monétaire plus stricte pourrait peser sur l’économie en renchérissant le coût du crédit pour les ménages et pour les entreprises. De quoi accentuer les risques de récession, et donc de baisse de la demande de pétrole.

Il faut rappeler que l’humeur des opérateurs a été un peu plus assombrie par les indicateurs PMI du Bureau national des statistiques (BNS), qui ont montré que l’activité manufacturière s’était contractée en Chine au mois d’avril, à 49,2 points (un chiffre inférieur à 50 témoigne d’une baisse), alors que les économistes attendaient une expansion.

« Cela ne fait qu’ajouter au sentiment que la croissance chinoise va être irrégulière et insuffisante pour provoquer une croissance soutenue de la demande de pétrole », ont commenté, dans une note, les analystes d’Eurasia Group, pour qui ce seul facteur ne saurait permettre au Brent de s’élever « beaucoup plus haut que 90 dollars » le baril.

Veuillez activer JavaScript dans votre navigateur pour remplir ce formulaire.

Cet article vous-a-t-il été utile?

Cet article vous-a-t-il été utile?
Nous sommes désolés. Qu’est-ce qui vous a déplu dans cet article ?
Indiquez ici ce qui pourrait nous aider a à améliorer cet article.
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email