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Energies

Pétrole : La Chine dope les cours

Pétrole : La Chine dope les cours

Le prix du pétrole poursuit sa hausse à la faveur de la réouverture de la Chine qui signifie un redémarrage de la demande chinoise, poursuivant ainsi sa tendance haussière. Un baril au dessus de 100 dollars en 2023 est prédit par les experts qui mettent en avant une croissance solide de la demande.

Les cours du pétrole ont repris leur ascension à la clôture des marchés ce vendredi. Ils ont atteint le plus haut depuis début décembre, stimulés par la perspective d’un redémarrage de la demande chinoise, au point de faire fi de l’accumulation des stocks de brut américains.

Dans la matinée d’hier, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars s’échangeait à 86,28 dollars, en hausse de 0,14%. Le West Texax Intermediate (WTI) se négociait quant à lui à 81 dollars.  La perspective d’un redémarrage de la demande chinoise, lequel représente le 1er importateur de brut,  semble faire oublier aux investisseurs l’accumulation des stocks américains, alors que l’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime que la consommation mondiale atteindra probablement une moyenne journalière record cette année.

Dans un entretien à l’agence de presse chinoise Xinhua, le secrétaire général de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), Haitham Al-Ghais, a indiqué que le cartel était « très confiant dans l’économie chinoise ». « La Chine va se remettre », a-t-il souligné. « Nos prévisions initiales pour cette année montrent qu’il y a de l’espoir quant au niveau de la demande, en particulier avec la réouverture de la Chine, a ajouté le responsable, en marge du Forum économique (WEF) de Davos. La reprise de l’économie chinoise est par conséquent l’augmentation de la demande chinoise en or noir changerai en effet la donne. 

L’Agence internationale de l’énergie a d’ailleurs révisé en hausse son estimation de demande moyenne pour 2023, à 101,7 millions de barils par jour, contre 101,6 précédemment, un niveau record. L’AIE a attribué la moitié de la progression attendue par rapport à l’an dernier à la Chine. « L’AIE s’attend à ce que la demande soit modérée sur les trois premiers mois de l’année. Il pourrait y avoir un renforcement, mais ce ne sera pas avant avril, au mieux », selon Robert Yawger, de Mizhuo. Malgré ces réserves, les experts poussent le WTI et le Brent au-delà de 80 et de 85 dollars.

La banque d’affaires Goldman Sachs a de son côté affirmé qu’une croissance solide de la demande pourrait faire passer les prix du pétrole au-dessus de 100 dollars en 2023, au moment où certains émettent des perspectives plus prudentes. Des données économiques décevantes aux États-Unis et l’engagement des banques centrales à resserrer leur politique alimentent les craintes de récession et incitent les investisseurs à éviter les actifs risqués.

S’agissant du prix du gaz, il continu son repli.  Le Title Transfer Facility (TTF) néerlandais, contrat à terme de référence sur la Bourse de l’énergie d’Amsterdam cédant 1,61% à 60,72 euros le mégawattheure (MWh). En dépit d’une progression par rapport au plus bas depuis septembre 2021 de 51,40 euros le MWh atteint mercredi, le TTF affichait vendredi matin un repli hebdomadaire de 9,1% et de 42,55% sur un mois. En l’espace d’un an, il a fléchi de 19,26%.

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