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Energies

Pétrole: Forte hausse de la demande mondiale en 2023

Pétrole: Forte hausse de la demande mondiale en 2023

La demande mondiale de pétrole n’est pas encore revenue à ses niveaux d’avant la pandémie de coronavirus. Les analystes de la Bank of America (BofA) estiment que la demande ne devrait pas revenir aux niveaux d’avant la pandémie cette année voire un niveau plus élevé, d’autant que des problèmes d’approvisionnement persistent. Le prix du baril pourrait cependant dépasser les 150 dollars dans la mesure où l’offre de pétrole russe diminue.

Le retour de la demande de pétrole de l’avant-Covid ne sera pas pour cette année. La BofA a, dans une note de recherche, estimé que le prix moyen du Brent cette année est de 104,48 dollars le baril et sera de 100 dollars en 2023. Les analystes estiment que la demande ne devrait pas revenir aux niveaux d’avant la pandémie cette année car les problèmes d’approvisionnement persistent. «Une augmentation de 30 dollars le baril cette année a réduit la demande de 1,5 million de barils par jour, ne permettant pas un retour aux niveaux d’avant-Covid», ont affirmé les analystes de BofA, et ce, ont-ils précisé, si la production russe reste à près de 10 millions de barils par jour et que les approvisionnements des pays de l’OPEP+ augmentent.

Concernant les prix du baril, les analystes de la BofA prédisent un baril à 150 dollars, et même plus en cas de forte diminution des exportations du pétrole russe. Pour rappel, les cours pétroliers ont déjà flambé depuis le début du conflit armé entre la Russie et l’Ukraine.

Le baril de Brent a dépassé les 139 dollars au début du mois de mars dernier. Une augmentation jamais enregistrée depuis 2008. Les prix pourraient connaître une autre augmentation. «Avec notre objectif de 120 dollars le baril de Brent maintenant en vue, nous pensons qu’une forte contraction des exportations de pétrole russe pourrait pousser le Brent au-delà des 150 dollars le baril», a-t-on indiqué.

Il convient de rappeler qu’un embargo européen sur le pétrole russe est en discussion depuis plusieurs semaines, sans pour autant qu’il y ait un accord sur l’application de cette sanction. Il y a trois semaines, la Commission européenne a en effet proposé d’imposer progressivement un embargo sur le pétrole russe dans le cadre d’un nouvel ensemble de sanctions, ce à quoi la Hongrie, l’allié le plus proche de Moscou au sein de l’UE, s’oppose.

L’éventuelle mise en œuvre de cette sanction fait déjà réagir le marché. Vendredi, à la clôture des marchés, les cours du pétrole ont progressé à la faveur d’achats de couverture avant un long week-end férié aux Etats-Unis, le marché n’écartant pas un accord européen sur la suspension des importations russes dans les prochaines heures. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet a atteint son plus haut niveau depuis début mars, à savoir 119,43 dollars. Le baril du West Texas (WTI) a, lui aussi, gagné 0,85%, pour s’afficher à 115,07 dollars.

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