Les prix du pétrole et gaz en chute libre – Le Jeune Indépendant
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Energies

Les prix du pétrole et gaz en chute libre

Les prix du pétrole et gaz en chute libre

Les prix du pétrole baissent encore, atteignant un nouveau plus bas depuis décembre 2021 et frôlant le seuil de 70 dollars, le gaz naturel également sous pression, retombant brièvement sous 40 euros le mégawattheure (MWh).

Hier vers 11H00 GMT (12H00 HEC), le baril de la mer du Nord pour livraison en mai abandonnait 1,81%, à 71,65 dollars, peu après avoir frôlé le seuil symbolique des 70 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate pour livraison en avril, perdait 1,84%, à 65,51 dollars, après avoir touché 64,12 dollars, un nouveau plus bas depuis décembre 2021.

La chute des deux références mondiales du brut se poursuit ce début de semaine, « le sauvetage de Crédit Suisse n’ayant pas réussi à augmenter l’attrait des actifs à risque et à calmer les inquiétudes concernant une crise bancaire », affirment les analystes de DNB.

Avant-hier, le premier groupe bancaire suisse UBS a consenti à racheter pour une bouchée de pain son rival en difficulté Crédit Suisse, avec d’importantes garanties du gouvernement de Berne et de liquidités de la BNS, la banque centrale du pays.

Pour Tamas Varga, analyste chez PVM Energy, l’inquiétude règne sur les marchés, « car personne ne peut savoir quelle sera l’ampleur des difficultés bancaires ».

La crise bancaire actuelle éloigne les investisseurs des actifs à risques, comme les matières premières. Mais pour M. Varga, « il serait absurde de croire que les turbulences financières sont le seul facteur à l’origine » de la baisse des prix du brut. « Le fait est que le marché mondial du pétrole est actuellement bien approvisionné, voire excédentaire », rappelle-t-il.

Les analystes soulignent en effet un double déséquilibre. D’un côté, la demande chinoise, premier pays importateur de brut au monde, n’a pas encore repris significativement. Et de l’autre, « la production pétrolière russe se maintient de manière inattendue », note M. Varga.

Côté gaz naturel, le cours européen a glissé lundi sous la barre des 40 euros le mégawattheure (MWh), un plus bas depuis juillet 2021, freiné par une météo clémente et des niveaux de stockage élevés.

Vers 10H00 GMT, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, s’échangeait à 40,10 euros le mégawattheure (MWh) peu après être tombé jusqu’à 39,65 euros.

« Les stocks de gaz sont toujours proches des niveaux record de la saison et 20% au-dessus des niveaux normaux », rappellent les analystes de DNB.

Energi Danmark mentionne également que « les inquiétudes concernant les réacteurs nucléaires français se sont atténuées dans une certaine mesure, EDF ayant augmenté les inspections de son parc de réacteurs ».

Depuis le début de l’année, le gaz naturel européen a chuté de plus de 47%, bien loin de son record historique atteint en mars 2022 à 345 euros le MWh, mais toujours à des niveaux élevés comparé aux années précédentes. En 2020, le gaz fluctuait autour des 15 euros le MWh.

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