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Pétrole : c’est la dépression

Pétrole : c’est la dépression

Après une semaine en dents de scie, les cours du brut ont brutalement rechuté avant la clôture des séances hier dans les bourses américaines.

Le WTI était coté à moins de 45 dollars le baril, alors que le brent stagnait dans les échanges européens, subissant même les premiers contrecoups.

Selon les experts, il existe une forte pression sur le marché, en dépit des annonces plutôt favorables des réserves américaines en nette baisse. Evoquant des phénomènes techniques et des conditions géopolitiques, les experts pensent que ces cours vont encore perdurer dans cette tendance baissière jusqu’à la fin de l’été.

Mais comment expliquer cette morosité subite, alors que quelques jours avant les cours semblaient avoir de la vigueur ? Selon des analystes, les investisseurs semblent encore sceptiques sur le marché. On est convaincu que l’espoir d’atteindre un baril à 50 dollars est presque impossible, que soient les facteurs perturbateurs ou favorables.

La reprise de la production américaine, notamment du schiste, va encore peser sur le marché, surtout après avoir perdu quelques ventes suite à des facteurs météorologiques. Rien ne pourra arrêter la montée en puissance de cette production, qui semble être la seule qui est en train de compenser le pétrole que l’OPEP et ses partenaires ont décidé de garder dans les puits en réduisant la production.

La réduction des extractions chez l’OPEP depuis 6 mois n’a pas pour le moment réussi à faire grimper les cours au-delà des cinquante dollars, un seuil considéré comme la fourchette la plus équilibrée aussi bien pour les producteurs que pour les consommateurs. Cette baisse de la production a nettement profité aux sociétés US qui ont investi dans le schiste. Alors que faire face à ce dilemme ? Quels scénarios pour l’OPEP ?

Faut-il changer de stratégie ? Car il semble bien que les cours actuels du baril accentuent les difficultés budgétaires des gros producteurs du cartel et ne permettent pas aux Etats mono-exportateurs se préparer en toute sérénité leurs transitions énergétiques, comme l’Algérie.

Certains observateurs préconisent une attitude optimiste, celle qui privilégie le maintien de cette politique de l’OPEP sur une longue durée. D’où l’idée de l’accord reconduit en mai dernier à Vienne jusqu’à la fin de mars 2018. Neuf mois de stricte réduction vont-ils permettre d’éponger les énormes stocks mondiaux qui se trouvent dans les pays industrialisés ?

D’autres, plus inquiets, brandissent de sombres tableaux et mettent en avant aussi bien le schiste américain ou canadien que les nouvelles tendances européennes aux énergies renouvelables et vertes. Un débat qui n’en finit pas d’alimenter les réunions de l’OPEP et de ses experts, mais aussi des investisseurs qui vivent dans une stricte prudence. C’est la morosité en attendant de bons signaux… géopolitiques ou économiques.

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