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Pétrole : bonnes perspectives pour 2017

Pétrole : bonnes perspectives pour 2017

L’année 2016 s’achève bien pour les cours du pétrole. Cette dernière semaine, le brut affiche des niveaux très élevés, permettant de créer des conditions favorables à un marché plus équilibré dans les prochains mois.

A New York, le cours du WTI, qui est la référence sur le marché nord-américain, a atteint des sommets pour des contrats de livraison en février, alors qu’en Europe, le baril de Brent est à plus de 55 dollars.

L’accord Opep-non Opep sur la limitation de la production n’entrera en vigueur que le 1er janvier 2017 mais déjà, le marché semble répercuter l’ambiance générale alors que des analystes misaient sur l’indiscipline des membres du cartel, voire sur la tricherie des autres producteurs non affiliés à l’Opep.

Rappelons que l’accord prévoit de limiter la production mondiale entre 32,5 et 33 millions de barils par jour. Pour le moment, cet accord historique tient ses promesses, en dépit des difficultés de suivi et de contrôle.

Selon des experts de JPMorgan, les estimations des prix du pétrole sont revues à la hausse, mais limitées à des fourchettes raisonnables, soit à 56 dollars le baril de WTI et un peu plus pour le brent. Selon le cabinet financier, cette modération s’explique par la position dominante des Etats-unis, qui pourraient profiter de la hausse actuelle et des bonnes perspectives générales pour relancer l’exploitation des puits de schiste, dont la rentabilité commence à partir de 50 dollars le baril.

L’exemple édifiant de ce constat est la décision du géant US des services pétroliers, Baker Hughes, d’augmenter le nombre de puits d’extraction et d’annoncer la reprise de la production d’hydrocarbures issue du gaz de schiste.

Par ailleurs, le comité chargé de surveiller le respect des quotas va se réunir dès le mois prochain. Il devra accomplir une mission ardue, d’autant qu’il sera composé paritairement de membres de l’OPEP et parmi les 11 pays partenaires de l’accord non affiliés au cartel.

Son rôle est de s’assurer de la réduction globale de 1,8 million de barils par jour, ce qui permettra d’éponger à la longue la surproduction actuelle et, par conséquent, influer positivement sur les prix du marché.

L’objectif est d’arriver à un rééquilibrage de l’offre et de la demande qui devrait rapidement booster les cours, et réaliser un premier redressement à partir du premier semestre 2017.

Signe que cet accord va tenir ses promesses, l’engagement de Bagdad à se conformer à l’accord d’Alger sur la réduction alors que ce pays était hésitant et ne voulait pas se soumettre aux clauses négociées, prétextant son effort de guerre contre les milices terroristes.

Cet engagement officiel des Irakiens, qui s’est exprimé lors d’une réunion récente de l’Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole, est un signe de solidarité dans la nouvelle bataille engagée par l’OPEP.

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