Après la claque argentine : Petkovic refuse de capituler
Balayée d’entrée par une Albiceleste impitoyable (0-3), l’Algérie rate ses débuts au Mondial. En conférence de presse, le sélectionneur Vladimir Petkovic a assumé les lourdes erreurs défensives de ses hommes tout en martelant que rien n’était perdu avant de défier l’Autriche et la Jordanie.
Face aux journalistes, le sélectionneur national n’a pas cherché d’excuses. S’il a assumé sans fard les lacunes flagrantes de son équipe, le technicien bosnien a fermement refusé de sombrer dans le catastrophisme.
Pour Petkovic, ce revers initial s’explique d’abord par les largesses coupables de ses propres hommes. « Malheureusement, nous leur avons donné trop d’occasions. Nous leur avons facilité la tâche », a-t-il reconnu. Le constat statistique, il est vrai, est accablant : l’Albiceleste a cadré pas moins de dix tirs, dont sept pour le seul Lionel Messi. Plus inquiétant encore, les trois buts ont été encaissés sur des frappes venues de l’extérieur de la surface, révélant un cruel manque d’agressivité et un bloc défensif beaucoup trop laxiste. « Nous avons permis aux joueurs argentins d’être libres face au but. Nous avons commis beaucoup trop d’erreurs », a-t-il admis sans détour.
Interrogé sur ses choix tactiques initiaux et ses cinq changements en cours de partie, le coach des Verts a néanmoins tenu à faire front. « Je ne regrette pas mes options ni mon onze de départ. Je pense avoir aligné la meilleure équipe possible. J’ai procédé à cinq remplacements, mais l’adversaire était tout simplement plus fort que nous ce soir. Bravo à l’Argentine, sa victoire est amplement méritée. »
Cap sur l’Autriche et la Jordanie
Malgré la sévérité du score — qui égale la deuxième plus lourde défaite de l’histoire des Fennecs en phase finale de Coupe du monde —, Petkovic veut immédiatement basculer sur la suite.
« Ce match n’est pas le plus important. Il nous reste encore deux batailles à livrer », a-t-il martelé, projetant déjà son groupe vers les confrontations décisives face à l’Autriche et la Jordanie. « Nos chances de qualification restent intactes. Nous devons impérativement corriger le tir, ne pas rester bloqués sur cet échec et trouver un meilleur équilibre. Nous allons affronter d’autres profils d’adversaires et nous valons beaucoup mieux que ce que nous avons montré ce soir. »