Personnes à besoins spécifiques : Mise en place de deux nouvelles instances nationales
En application des orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Soraya Mouloudji, a procédé, ce mardi, à l’installation du Conseil national des personnes à besoins spécifiques et de la Commission nationale chargée de faciliter l’accès des personnes à besoins spécifiques.
Mme Mouloudji a présidé, hier, la cérémonie d’installation du Conseil national des personnes à besoins spécifiques, une instance consultative chargée « d’élaborer les plans et les visions prospectives de la politique publique en matière de prise en charge de cette catégorie ». Elle a également procédé à l’installation de la Commission nationale chargée de faciliter l’accès des personnes à besoins spécifiques, dans le cadre du « renforcement des mécanismes de coordination institutionnelle visant à promouvoir une approche d’inclusion globale et à améliorer l’accessibilité aux différentes infrastructures et services ».
A cette occasion, Mme Mouloudji a procédé à la désignation du Pr Mustapha Khiati à la tête du Conseil national des personnes à besoins spécifiques, tandis que Mourad Ben Amzal, directeur général de la protection et de la promotion des personnes à besoins spécifiques au sein du ministère, a été nommé président de la Commission nationale chargée de faciliter l’accès des personnes à besoins spécifiques.
Mme Mouloudji a déclaré dans son allocution que « cette mesure importante s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des hautes orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune ». Il s’agit notamment de celles relatives à « la nécessité de s’engager pleinement dans la société de l’information et de bâtir une économie nationale diversifiée, fondée sur la connaissance et les technologies modernes », tout en assurant « l’accompagnement d’une politique sociale durable garantissant l’amélioration du cadre de vie des personnes à besoins spécifiques ».
En outre, elle a affirmé que « la promotion de cette catégorie constitue une priorité dans le plan d’action du secteur », traduisant « l’engagement de l’Etat à garantir leurs droits, à consacrer le principe d’égalité des chances et à renforcer leur participation pleine à la vie sociale et économique ». Elle a également souligné que cette démarche repose sur « une série de mesures facilitatrices visant à renforcer leur protection et à promouvoir leurs droits, conformément aux dispositions de la loi n° 25-01 du 20 février 2025 relative à la protection et à la promotion des personnes à besoins spécifiques ».
A cette occasion, il a été précisé que le Conseil national des personnes à besoins spécifiques compte 89 membres issus de différents secteurs ministériels, d’institutions publiques, d’organes constitutionnels, ainsi que des experts, des organisations patronales, des syndicats et des acteurs de la société civile concernés par la question du handicap. Il est structuré autour de quatre commissions thématiques dédiées notamment à « la prévention et à la prise en charge précoce du handicap », à « l’éducation, la formation et l’insertion professionnelle et sociale », ainsi qu’à « l’amélioration de l’accessibilité à l’environnement physique, économique, social et culturel », a fait savoir le ministère.
Dans une optique de territorialisation de l’action publique, des commissions de wilaya, présidées par les directeurs de l’action sociale et de la solidarité, ont également été mises en place afin de « proposer des programmes et des activités adaptées aux réalités locales », soumis ensuite à l’approbation du Conseil.
S’agissant de la « Commission nationale chargée de faciliter l’accès des personnes à besoins spécifiques », composée de 32 membres, elle est chargée de « suivre et d’évaluer la mise en œuvre des programmes sectoriels en matière d’accessibilité » et de « proposer des mesures susceptibles d’améliorer la participation des personnes à besoins spécifiques dans la vie sociale, professionnelle et économique », a précisé la même source. Elle regroupe des représentants de différents départements ministériels, institutions publiques et associations spécialisées.
La ministre a tenu à souligner que « les mesures d’accessibilité constituent une question d’une importance capitale, voire une priorité au cœur des politiques de développement en faveur des personnes à besoins spécifiques ». Dans ce cadre, la commission œuvrera à « élaborer des dispositifs facilitant l’accès à l’environnement bâti, aux espaces et équipements publics, aux infrastructures et moyens de transport, ainsi qu’aux moyens d’information et de communication », tout en définissant « des normes techniques adaptées en coordination avec les secteurs concernés ».