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Sports

Personne ne veut plus de joueurs locaux sans «nom»

Personne ne veut plus de joueurs locaux sans «nom»

Le problème du dernier match de Coupe d’Algérie (16e de finales, rejoué depuis) ayant opposé le CSC et l’USMBA donne l’opportunité aux défenseurs du joueur du cru de relancer, cette fois n’est pas coutume, un débat des plus utiles en ce sens qu’il nous rappelle combien les instances en charge de notre football avaient pensé « bien », vu juste en prenant la décision salutaire de limiter le nombre de joueurs étrangers par équipe à trois seulement ayant le droit de se trouver sur le terrain.

Les responsables du Doyen des clubs de l’Est algérien ne l’ont pas compris (un flou dans les règlements, argueront-ils pours se disculper d’une faute professionnelle grave que seul son secrétaire général payera en écopant d’une double peine, à savoir un licenciement et une suspension d’une année) mais l’ont finalement échappé belle en évitant la défaite sur « tapis vert » en rejouant (et gagnant le droit de retrouver au prochain la JSK dans un des sommets des 8emes) le match sur terrain neutre.

Une affaire qui n’avait pas lieu d’être mais qui nous rappelle le triste sort que sont en train de réserver justement nos responsables de clubs, écrasés par la pression d’une rue toujours aussi envahissante, voire agressive ( les dirigeants du grand MC Alger, actuellement dans la fâcheuse position de lanterne rouge, en savent quelque chose) au produit « made in Algeria » dont certains (beaucoup même) se retrouvent hors des plans de la majorité des staffs techniques à l’heure d’un mercato d’hiver des plus froids pour eux. Chargé d’incertitudes.

A moins d’une semaine de la clôture de ce drôle de marché ressemblant, à s’y méprendre, à nos souks hebdomadaires, le moins que l’on puisse reconnaître est qu’une majorité, n’ayant pas donné « satisfaction » est priée d’aller respirer d’autres airs et se préparer à laisser la place à des collègues étrangers (d’Afrique dans leur ensemble) en mesure d’apporter le plus attendu ou de sortir les clubs de leur impasse de l’ « aller », assurer le maintien ou se donner plus de chance de remporter le titre.

A lire la gazette des transferts, les « successeurs » du défunt Ebossé, venus pour le faire « oublier », se bousculent au portillon et sont recrutés à tout-va. Ont-ils le profil recherché et que peuvent-ils apporter au football algérien ? C’est aux techniciens de nous répondre.

Le joueur local, formé à la mauvaise école (là est le vrai problème de la discipline, en plus d’une mauvaise gestion au double plan financier et des ressources humaines, on n’a qu’à voir le taux de déperdition annuel en talents) en subit les conséquences avec un rendement jugé insuffisant.

Conséquence logique, et lors de l’établissement de la liste des « 23 » (et même des « 30 », c’est-à-dire parmi les sept réservistes) devant défendre les chances algériennes en CAN 2015, l’entraîneur Gourcuff ne s’est pas trop posé de questions en tranchant dans le vif : à part les deux portiers (doublures de l’indiscutable M’Bolhi, faut-il le répéter) Doukha- Zemmamouche, pas la moindre trace de porte drapeau d’un championnat qu’il faudra repenser. L’absence des joueurs locaux ? Un non évènement. Tout le monde est bien là où il est.

Du renfort ? Oui mais de préférence avec des noms à consonance africaine. Le joueur algérien (du cru surtout, parce que les binationaux sont à la mode et bénéficient d’une meilleure publicité) ? Ils se comptent sur les doigts d’une seule main, de l’USMA à la JSK en passant par le MCA, le CRB, le MCA la tendance, quitte à sauter la banque (l’argent ne manque pas en dépit de la « famine » dénoncée à longueur de saison) est à l’Afrique. Au peu de confiance accordée à la « production » nationale. Une gifle de plus à une « école » algérienne définitivement discréditée.

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