Pérou : le meurtre en plein meeting d’une journaliste candidate secoue le pays
Susy Ysabel Aponte Polo de Tello, connue sous le surnom de China Polo, a été assassinée ce samedi 19 septembre 2026 à l’âge de quarante-trois ans alors qu’elle menait activement sa campagne électorale pour briguer le poste de gouverneur régional d’Áncash.
Cette journaliste s’est effondrée au cœur d’un marché bondé du district de Caraz, situé dans la province de Huaylas après avoir été abattue par surprise d’une série de tirs à bout portant ajustés à l’arrière du crâne au beau milieu de la foule.
Dès les premiers instants suivant le drame, les autorités judiciaires ont orienté leurs investigations vers la piste d’un contrat criminel. Le parquet provincial compétent a immédiatement saisi les bandes de vidéosurveillance enregistrées par un hôtel proche du lieu du crime tout en ordonnant de multiples expertises techniques de pointe.
Les investigations menées tambour battant par les procureurs en charge de l’affaire ont permis de placer rapidement trois individus en garde à vue. Parmi eux figure un ressortissant étranger interpellé en flagrant délit, de même qu’un complice présumé soupçonné d’avoir réglé l’hébergement du tueur dans un établissement hôtelier de la région depuis le milieu de la semaine. Le troisième suspect appréhendé lors d’une descente des services de renseignement menée dans la lointaine agglomération de Lima est quant à lui soupçonné d’avoir assuré la logistique des déplacements en jouant le rôle de chauffeur.
Les perquisitions et les vérifications balistiques menées par la police nationale ont permis de saisir un pistolet semi-automatique de calibre neuf millimètres entre les mains du principal suspect interpellé sur place, lequel portait des blessures par balle nécessitant son transfert médicalisé sous haute surveillance vers un hôpital de la région.
Les enquêtes approfondies menées sur l’arme à feu ont révélé qu’elle faisait l’objet d’un signalement pour vol émanant d’un commissariat de la capitale péruvienne depuis la fin de l’année précédente, l’immatriculation initiale renvoyant vers un membre des forces de sécurité. Bien que l’origine exacte du circuit de rétrocession clandestine de l’arme reste à éclaircir par les enquêteurs en coordination avec le ministère public, l’institution policière écarte pour l’instant toute implication directe avérée du propriétaire légal enregistré dans l’exécution de l’attentat.
Ce nouvel assassinat ciblé s’inscrit dans un climat d’insécurité chronique et alarmant pour la profession journalistique dans la nation sud-américaine. La disparition tragique de China Polo vient en effet allonger une liste déjà sombre de professionnels des médias éliminés dans l’exercice de leurs fonctions ou en raison de leurs engagements civiques, rappelant les meurtres non élucidés de plusieurs autres reporters à travers le territoire national au cours de la période récente. La mobilisation simultanée du ministère public et des forces de police témoigne de la pression exercée pour élucider les tenants et aboutissants de cette exécution en plein jour qui traumatise l’ensemble de la classe politique et de la société civile.