Permis moto en Algérie : La Gendarmerie nationale siffle la fin du flou
Face aux doutes des usagers, la Gendarmerie nationale a publié via sa plateforme Tariki une mise au point cruciale sur la réglementation des deux-roues. Cylindrées, catégories de permis et autorisations spéciale, voici ce qu’il faut savoir pour rouler en toute légalité et éviter les infractions.
Dans un communiqué diffusé via sa page officielle « Tariki », la Direction générale de la Gendarmerie nationale a apporté des clarifications sur les catégories de permis de conduire requises pour les usagers de motos et de cyclomoteurs. Cette démarche intervient suite à de nombreuses préoccupations exprimées par les citoyens au sujet de la réglementation en vigueur.
L’institution a ainsi présenté un schéma explicatif simplifié permettant de distinguer les différents types de deux-roues circulant en Algérie ainsi que les titres de conduite correspondants.
La première catégorie concerne les cyclomoteurs équipés d’un moteur à combustion interne dont la cylindrée ne dépasse pas 50 cm³. Sont également concernés les véhicules à deux-roues ou plus dont la vitesse maximale par construction ne dépasse pas 45 km/h et dont la puissance n’excède pas 4 kilowatts pour les motorisations électriques ou assimilées.
La Gendarmerie nationale rappelle que ces véhicules peuvent être conduits avec une autorisation délivrée par les services de la wilaya du lieu de résidence. Mieux encore, conformément aux dispositions de l’article 248 du décret exécutif n° 04-381, tout détenteur d’un permis de conduire, quelle qu’en soit la catégorie, est également autorisé à conduire un cyclomoteur.
La seconde catégorie regroupe les motos dont la vitesse dépasse 45 km/h et dont la cylindrée est comprise entre 50 cm³ et 125 cm³. Elle englobe également les véhicules dont la puissance est supérieure à 4 kilowatts sans dépasser 15 kilowatts.
Pour ces engins, le permis de conduire de catégorie A1 est exigé. Toutefois, la réglementation prévoit une certaine souplesse. En effet, l’article 181 du même décret stipule que toute personne titulaire d’un permis de conduire, quelle que soit sa catégorie, est également habilitée à conduire un véhicule relevant de la catégorie A1.
Les motos de forte puissance constituent la troisième catégorie. Il s’agit des véhicules dont la cylindrée dépasse 125 cm³ ou dont la puissance est supérieure à 15 kilowatts.
La conduite de ces motos est exclusivement réservée aux titulaires du permis de catégorie A, spécialement conçu pour ce type d’engins nécessitant une maîtrise accrue et une expérience de conduite adaptée.
A travers cette communication, la Gendarmerie nationale entend sensibiliser les conducteurs aux risques liés à la conduite sans le permis approprié. Les services de sécurité rappellent que toute personne conduisant un véhicule sans être titulaire du titre de conduite correspondant s’expose à des sanctions prévues par la loi.
Au-delà de l’aspect réglementaire, les autorités soulignent que le non-respect de ces dispositions constitue un danger réel pour la sécurité du conducteur lui-même ainsi que pour celle des autres usagers de la route.