Périmètres irrigués à Médéa : Campagne de lutte contre les fuites d’eau
Les travaux d’entretien pour la résorption des fuites d’eau sur les conduites du réseau d’irrigation du périmètre agricole de Béni Slimane ont été lancés sous la houlette de l’Office national d’irrigation et de drainage (ONID), de l’Algérienne des eaux (ADE) et de la direction de l’unité d’exploitation du périmètre de Béni Slimane.
Le coup d’envoi de l’opération des travaux de réparation des fuites a été donné, mercredi dernier, en présence des autorités locales au niveau du barrage. Une opération qui s’inscrit dans le cadre d’une campagne nationale de lutte contre les fuites d’eau dans les périmètres irrigués et contre les branchements illicites, sous l’égide du ministère des Ressources en eau et de la Sécurité hydrique.
Le directeur de l’unité d’exploitation du périmètre irrigué de la plaine de Béni Slimane, Kamel Rai, a déclaré à ce propos que « la campagne s’inscrit dans le cadre de la lutte contre les fuites d’eau eu égard au manque de précipitations, notamment à travers notre région qui est devenue une région semi-aride. Et c’est à ce titre que le ministère de tutelle a lancé cette campagne qui concerne tous les périmètres irrigués, dont le périmètre de la plaine de Béni Slimane ».
Il convient de rappeler que le barrage, dont la mise en eau a eu lieu en 2018, possède une capacité de 28 millions de m3 et dont les eaux sont destinées à alimenter le périmètre agricole qui s’étend sur une superficie de 2 000 ha et un important réseau de distribution d’eau. Selon le même responsable, les travaux d’entretien portent sur l’éradication du seul cas de fuite d’eau enregistré sur une conduite en PRV de 500 mm de diamètre.
Pour ce faire, tous les moyens d’intervention ont été mobilisés pour changer le tube défectueux parce que, a indiqué le directeur de l’unité d’exploitation du périmètre, « l’eau est devenue une préoccupation qui nécessite des mesures d’économie et son utilisation doit se faire avec parcimonie, d’autant que les grands périmètres sont de grands consommateurs de cette ressource à hauteur de 70 %, car l’agriculture est le moyen qui nous permet de garantir notre sécurité alimentaire ».
Rappelant au passage les efforts fournis par les pouvoirs publics pour réaliser les capacités de stockage de l’eau à travers la réalisation d’ouvrages hydrauliques, le directeur de l’unité d’exploitation a indiqué que « l’Etat algérien consacre de grosses sommes pour assurer l’approvisionnement de la population en eau en toute aisance. Ce qui a induit des dépenses colossales représentant le prix payé pour la mise à disposition au citoyen d’une ressource qui se raréfie sous l’effet du changement climatique ».