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Nationale

Pensée pour Nabila Djahnine, victime de la folie terroriste

Pensée pour Nabila Djahnine, victime de la folie terroriste

Le 15 février 1995 dans la matinée, Nabila Djahnine, la trentaine, militante pour la démocratie et les droits de la femme, est assassinée par les hordes terroristes.

La femme, qui a été o l’origine de la création du comité pour la défense des droits de la femme, voilà plus d’une quinzaine d’années plus tôt, et qui sera plus tard le Collectif de « Tighri N’mut » (appel de la femme) pour devenir ensuite
« Tighri N’tmut », est surprise par les tirs meurtriers d’une arme automatique pendant qu’elle se trouvait à la hauteur du CEM Smaïl Ameyoud (Nouvelle-Ville), soit juste à une centaine de mètres environ avant l’entrée de l’Université Mouloud-Mammeri du côté ouest.

Ses assassins, qui ont agi avec sang froid, ne lui ont laissé aucune chance de survie. Ses compagnons de lutte, en dépit de leur célérité à se rendre sur les lieux du crime, car l’alerte fut donnée dès les premières détonations, n’y ont trouvé qu’une mare de sang. Les secours des pouvoirs publics arrivèrent pour évacuer le corps sans vie vers le CHU Nedir Mohamed où les médecins n’ont pu que constater le décès.

Et pour que nul n’oublie cette grande militante aux mérites certains, et surtout le fait qu’elle fut victime de la folie et la barbarie de l’islamisme terroriste, l’association scientifique et culturelle

« Amusnaw » et la grande famille politique du RCD, forces auxquelles se sont joints plusieurs citoyennes et citoyens, lui ont rendu, avant-hier, un vibrant hommage.

La cérémonie de recueillement a été traduite par le dépôt d’une gerbe de fleurs sur les lieux mêmes de son assassinat suivi d’une prise de parole.

Leïla Hadj Arab, ex-députée, et camarade de lutte de feu Nabila Djahnine, le président de l’association « Amusnaw », El Hachemi Touzène, et Mohamed Ikherbane, ex-sénateur ont prononcé une allocution. C’est bel et bien Leïla Hadj Arab qui apprendra à l’assistance l’historique de l’association Tighri N’tmut dont l’origine de sa création a été un groupe d’étudiantes de l’Université Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou.

Ce groupe était composé entre autres de l’oratrice elle-même, Messad Bennae, Nabila Achaïbou, Ouiza Abdellah, Nora Laârfi, Linda Djouhar, et naturellement feue Nabila Djahnine qui était le chef de file. « La défunte, poursuit, Leïla Hadj Arab, était très active et d’une détermination constante et sans faille ». El Hachemi Touzène fera également un témoignage émouvant sur la grande Dame dont les idées et la teneur des discours ont dérangé quelque peu au point où elle a été assassinée.

Quant à Mohamed Ikherbane, il dira que l’essentiel a été déjà dit par ses prédécesseurs dans leur prise de parole. L’ex-sénateur du RCD ajoutera cependant que sa famille politique veillera surtout à faire sortir de l’anonymat toutes celles et ceux qui furent victimes de la folie, la barbarie.

Leïla Hadj Arab, en ce qui la concerne, interviendra de nouveau pour annoncer que « nous continuerons la lutte et veillerons à ce que cette place, où fût assassinée Nabila Djahnine, soit baptisée en son nom. » Une autre compagne de la martyre, Mme Ouzna Moula, révélera au Jeune Indépendant dimension son engagement infaillible pour la démocratie et les droits de la femme. Mme Moula affirmera que c’est en 1981 qu’elle rejoint le groupe de feue Nabila Djahnine après qu’elle fut captivée par la justesse de son discours.

Il convient de noter enfin qu’hormis les personnes déjà citées, ont pris part à ce recueillement d’autres personnalités, à l’instar de Yacine Issaoune, secrétaire national du RCD et Mohamed-Arezki Hamdous, président du Bureau régional du parti à Tizi-Ouzou.

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