Pénétrante Tizi Ouzou-autoroute Est-Ouest : Le projet à la traîne  – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Pénétrante Tizi Ouzou-autoroute Est-Ouest : Le projet à la traîne 

Pénétrante Tizi Ouzou-autoroute Est-Ouest : Le projet à la traîne 

Le projet de la pénétrante devant relier Tizi Ouzou à l’autoroute Est-Ouest, à partir de Bouira, plus exactement au niveau de la localité Djebahia, fait plus que jamais grincer des dents.

Et pour cause : le taux d’avancement des travaux «reconnu» par le maître d’œuvre, ÖZGÜN en l’occurrence, une entreprise turque, n’est que de 65% alors que le montant du projet, qui était de 55 962 564 695 DA initialement, le 12 février 2014, date de la signature du marché avec le maître de l’ouvrage, l’Algérienne des autoroutes (ADA), est passé, après réévaluation, à 89 431 109 835 DA.

Une deuxième réévaluation a encore été faite le 5 septembre 2021 pour fixer le montant du projet à 142 154 155 296 DA, soit une augmentation de 154%. Il convient de  préciser que le  montant de 89 431 109 835 DA a été calculé et déterminé à partir de 7 avenants venus après l’étude initiale du marché. Et le montant de 142 154 155 296 DA a été atteint après l’accord de principe de deux autres avenants, soit un total de 9 avenants. Cette dure et amère réalité a été au rendez-vous, jeudi dernier, à l’occasion de la visite sur les lieux du chantier, à Draâ El Mizan, du wali Djillali Doumi. 

Au niveau du chantier du viaduc n°18, les travaux portant sur la pose des traverses n’ont repris que récemment après leur arrêt en 2018. Concernant la réalisation de l’échangeur n°68, les travaux de terrassement viennent juste de commencer. La situation ne vaut guère mieux concernant le tunnel reliant Tizi Ouzou à Bouira. La situation est restée presque la même qu’en 2018. Et pour tromper le wali, les responsables chargés des travaux lui ont fait visiter la voie de gauche, c’est-à-dire celle menant de Bouira vers Tizi Ouzou et où les travaux ont connu une petite avancée.

En revanche, la voie de droite, soit celle menant de Tizi Ouzou vers Bouira, le wali ne l’a pas visitée. Ce n’est pas le cas du Jeune Indépendant, et le constat est désolant. Car, à défaut d’un tracteur ou d’un mulet robuste, on ne peut y faire quelques pas. Ni la route ni les aménagements nécessaires n’ont été effectués. Reste à connaître les véritables raisons de ce retard dans la livraison de ce projet, dont le délai initial était de 36 mois. Autrement dit, la pénétrante devait être opérationnelle dès l’année 2017.

L’élément exogène est l’opposition citoyenne. Plusieurs villages s’opposent en effet au passage sur leurs terres de la voie pénétrante. Le motif de cette opposition est l’absence d’accord entre les propriétaires terriens touchés par la décision d’expropriation et les pouvoirs publics quant au coût d’indemnisation. Le propriétaire terrien exige un prix de 60 000 à 70 000 DA le m2 alors que la fourchette fixée par les pouvoirs publics est 30 000 DA le m2.

Les négociations entre les deux parties ont commencé dès l’année 2014 puis, faute d’un quelconque accord, celles-ci ont été interrompues en 2017. Il faut retenir aussi que le passage de la pénétrante ne porte pas seulement sur des terrains nus. En effet, le tracé porte aussi sur des parties bâties. L’exemple que voici est frappant. Un citoyen a construit une villa sur son terrain. Et en sus de la villa, il a fait pousser une vigne, laquelle a atteint sa maturité en rendement de raisins.

Les pouvoirs publics ont proposé de le reloger dans un F3 dans une zone urbanisée avec une indemnisation de son terrain à raison de 30 000 DA le m2. Naturellement, ce citoyen a catégoriquement rejeté l’offre. Son exigence est l’indemnisation de la villa à son juste prix et celle du champ de vigne. Il se trouve aussi que plusieurs bâtisses, composées de plusieurs étages, se trouvent sur ce tracé de la pénétrante.

En définitive, c’est un véritable casse-tête, aussi bien pour les pouvoirs publics que pour les citoyens concernés. Dans un point de presse animé sur place, le wali a déclaré son intention de renouer le dialogue, dès la semaine en cours, avec les citoyens expropriés pour trouver une solution idoine et définitive à ce problème d’indemnisation.

Concernant les travaux du tunnel, Djillali Doumi a assuré qu’ils seront achevés dans un an. Il convient de souligner que cette pénétrante, si elle venait un jour à être réalisée, permettra le désengorgement du CW128 et de la RN 25, mais surtout le contournement de la ville de Draâ El-Mizan, où il est même difficile d’y circuler à pied pour le moment.   

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