-- -- -- / -- -- --
Culture

Peinture sous verre «Algerielle» de Farah Laddi

Peinture sous verre «Algerielle» de Farah Laddi

Madame Farah Laddi, artiste-plasticienne, est depuis lundi présente au Musée public national des arts et traditions populaires de Médéa où elle organise un exposition de peinture sous verre consacrée au thème du patrimoine matériel et immatériel national.

La séance de vernissage de l’exposition intitulée « Algerielle » s’est déroulée en présence de nombreux invités, du wali, du P/APW et de nombreux membres de l’exécutif, des personnalités du monde de l’art et de la culture.

Pour les besoins de son exposition, le musée a mis à disposition tous ses espaces pour lui permettre de présenter sa riche collection de tableaux représentant certains sites et monuments existant à travers plusieurs régions et qui font la richesse du patrimoine historique du pays. Parlant de ses peintures, elle dira : « Les tableaux ont une part de féerie comme dans les mille et une nuits avec une exagération dans les couleurs pour montrer d’une manière plastique la richesse de mon pays.

Ce sont des tableaux qui poussent au rêve et au voyage à travers le temps et l’espace et qui ont pour source des discussions, des anecdotes rassemblées, ainsi que certains types d’arbres et d’animaux propres à chaque zone géographique. »

Ainsi, c’est une quarantaine de tableaux qui constituent la collection exposée qui a été divisée en sous-collections traitant chacune d’un volet du patrimoine historique dans ses diverses formes, à savoir : sites et monuments, lieux de culte, calligraphies arabe et berbère, noms de personnes tombés en désuétude, etc.

Ce qui permet au visiteur d’admirer les portraits d’une extrême beauté représentant la mosquée Ketchaoua, l’église du Sacré-Cœur, le mausolée de Sidi Abderrahmane, saint patron d’Alger, ou encore les vestiges de l’ancien Fort de l’eau, le sanctuaire des martyrs Ryadh El feth, dans une combinaison de couleurs et de traits incrustés sur un fond en verre.

Outre la représentation des lieux, l’artiste a aussi porté son intérêt au patrimoine immatériel qu’elle a exprimé à travers la représentation de la main appelée communément la main de Fatma pour, selon elle, honorer toutes les femmes aux mains créatives qui ont été à l’origine du travail du tapis, des ustensiles, du fusil de la résistance, etc.

En ce qui concerne le patrimoine immatériel, l’artiste s’est inspirée des motifs qui décorent les tapis des régions de Kabylie, Ghardaia, Bordj Bou-Arreridj pour servir de fond à l’illustration des proverbes berbères écrits en tifinagh, des noms masculins et des calligraphies arabes reprenant des boqalate.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email