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Culture

Patrimoine à la Cinémathèque : Films restaurés à l’affiche

Patrimoine à la Cinémathèque : Films restaurés à l’affiche

Une dizaine d’œuvres filmiques restaurées et numérisées est à l’affiche à la Cinémathèque d’Oran, jusqu’au mercredi 1er novembre.

Le patrimoine filmique national est mis à l’honneur depuis ce samedi 21 octobre à la Cinémathèque d’Oran L’Ouarsenis. Il s’agit d’un cycle d’une dizaine d’œuvres algériennes, restaurées et numérisées, qui seront projetées.

D’après les organisateurs, « les films présentés au public oranais jusqu’au 1er novembre prochain ont bénéficié d’une opération de restauration et de numérisation dans le cadre du programme d’appui à la protection et valorisation du patrimoine culturel en Algérie ».

La Cinémathèque d’Oran est le deuxième établissement culturel à accueillir cette manifestation entamée la semaine dernière à Alger.

Elle se poursuivra ensuite jusqu’à décembre prochain en passant par d’autres villes, à savoir Saïda, Mascara, Constantine, Annaba et Béjaïa, selon Latifa Lafer, historienne et critique de cinéma chargée de l’animation des séances de projection relatives à cette opération.

Cette dernière a a précisé que « ce programme est porté par le ministère de la Culture, il est initié au titre de la coopération algéro-européenne », rapporte l’Agence presse service d’Algérie. Mme Lafer a également expliqué que « les films présentés dans ce programme s’inscrivent dans un projet à long terme de restauration d’œuvres majeures du cinéma algérien, mené par le Centre national du cinéma et de l’audiovisuel ».

Ce cycle de projections comprend plusieurs longs métrages comme Tahia ya Didou du regretté Mohamed Zinet (1971), le premier à être restauré à l’initiative du Centre algérien de la cinématographie (CAC ou Cinémathèque algérienne).

Ce cycle itinérant permet aux amoureux du 7e Art de découvrir ou de revoir d’autres perles du patrimoine filmique national, dont Leila et les autres de Sid Ali Mazif (1977), Les Déracinés de Lamine Merbah (1977), Patrouille à l’est du regretté Amar Laskri (1971), Zone interdite de Ahmed Lallem (1972) et L’Aube des damnés de Ahmed Rachedi (1965).

Le programme comporte d’autres affiches à succès comme Les Vacances de l’inspecteur Tahar de Moussa Haddad (1973), La Citadelle de Mohamed Chouikh (1988), Les Enfants du vent de Brahim Tsaki (1980) et Omar Gatlato de Merzak Allouache (1976).
Les débats engagés avec le public cinéphile à l’issue des séances permettent aux jeunes spectateurs de se replacer dans le contexte de l’époque de production de ces œuvres.

Œuvres qui s’inscrivent pour la plupart dans le registre du cinéma révolutionnaire et engagé, a affirmé Latifa Lafer. Cette dernière a également expliqué que « cet événement permet encore de mettre en relief l’importance des métiers qui accompagnent la réalisation et la fabrication de l’œuvre, comme ceux en rapport avec l’archivage, la conservation, la restauration et celui d’animateur-cinéma ».

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