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Nationale

Passeport biométrique : défi et course contre la montre

Passeport biométrique : défi et course contre la montre

Le 11 septembre 2001, des attentats terroristes « spectaculaires » frappent les Etats-Unis d’Amérique. Les auteurs de ces attaques ont, rappelle-t-on, utilisé des avions qu’ils venaient de détourner. Le monde « faisait connaissance » avec le terrorisme. Ces attentats terroristes donnèrent raison à l’Algérie, qui avait alerté la communauté internationale sur le caractère transnational de cette forme de criminalité. Les Etats-Unis craignaient qu’après les avions, les terroristes utilisent des navires dans de nouvelles attaques contre des ports et autres structures.

C’est ainsi, et sur initiative des Etats-Unis que l’Organisation internationale maritime (OIM) exigea, au début des années 2000, la prise de certaines mesures par les pays membres. Parmi ces mesures la dotation des navires de numéros de façon à ce qu’ils soient identifiables à partir d’hélicoptères, ainsi que, la mobilisation d’un officier à bord. Il s’agit-là d’un ensemble de mesures rassemblées sous un nom de code : code ISPS. Ce n’est pas la seule décision prise dans le cadre de l’effort international de lutte contre le terrorisme. L’instauration, à l’échelle internationale, du passeport biométrique, est l’une des mesures décidées pour empêcher les terroristes de se déplacer d’un pays à un autre. L’ensemble des pays de la planète sont invités par l’Organisation internationale de l’aviation civile à se doter de ce passeport. Faute de quoi, leurs ressortissants ne pourraient être acceptés dans aucun port, aéroport et aucun poste frontalier d’un autre pays.

La date butoir pour ce passeport est fixée au 24 novembre 2015. Au-delà de cette date, seuls les passeports biométriques seront acceptés L’Algérie, qui fait partie de la communauté internationale, a donc été contrainte de modifier le passeport ordinaire utilisé depuis 1962 pour piloter un nouveau passeport biométrique. Devant cette exigence, les autorités algériennes ont été obligées à passer à la vitesse supérieure en procédant au changement de l’ancien passeport par le tout nouveau passeport biométrique. En janvier 2012, le nouveau passeport est mis en circulation en Algérie, conformément à l’arrêté du 26 décembre 2011 du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales. Il est devenu conforme aux recommandations de l’Organisation de l’aviation civile internationale pour garantir une véritable authentification aux frontières, et ce à l’échelle internationale. Le nouveau passeport biométrique est un document de voyage individuel et personnel d’une durée de validité maximale de dix années. Il comporte des éléments actifs (puce électronique qui coûte chére) et des éléments de sécurité basés sur les technologies les plus avancées permettant d’augmenter sa fiabilité et sa sécurité contre toute tentative de fraude, de contrefaçon ou d’usurpation d’identité à des fins terroristes ou autres formes de criminalité.

L’Algérie, qui applique le code ISPS, répondant favorablement à l’exigence de l’OIM, sera-t-elle au rendez-vous pour le passeport biométrique ? La course contre la montre est lancée depuis le 5 janvier 2012 et, jusqu’à récemment, ce sont 650 000 passeports biométriques qui ont été délivrés aux Algériennes et Algériens. Selon une source crédible, l’opération se poursuit et une moyenne de 20 000 dossiers pour l’octroi du passeport biométrique est enregistrée quotidiennement dans les quelque 300 circonscriptions administratives et daïras du pays.

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