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Pas d’IDE saoudiens pour le moment

Pas d’IDE saoudiens pour le moment

L’Algérie et l’Arabie saoudite ont signé, mardi à Riyadh, un mémorandum d’entente en matière de coopération commerciale, dans le cadre de la visite officielle qu’effectue le Premier ministre Abdelmalek Sellal en Arabie Saoudite.

Selon le communiqué officiel sanctionnant cette rencontre, « un accord a été signé, du côté algérien par le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel, et du côté saoudien par le ministre du Commerce et de l’Investissement, Majed Al-Qasabi ».

« L’accord porte essentiellement sur la protection du consommateur et le contrôle de la qualité des marchandises et des prestations dans le cadre de l’échange commercial entre les deux pays ».

Un accord jugé « en deçà des attentes algériennes » par les observateurs, en ce sens qu’il n’annonce aucun projet d’investissement en Algérie, « tout juste le côté procédurier sur de potentiels échanges ».

Pays à gros revenus financiers (ndlr : les réserves financières sont actuellement de l’ordre de 600 milliards de dollars), l’Arabie saoudite aura décidé de faire marche arrière en matière d’investissement direct créateur de richesses en Algérie. Les échanges commerciaux entre les deux pays sont à leur plus bas niveau, et c’est l’Arabie saoudite par-dessus le marché qui en sort gagnante.

Ces échanges sont estimés à 619 millions de dollars en 2015, les importations algériennes ayant dépassé 612 millions de dollars alors que les exportations vers l’Arabie saoudite n’ont pas dépassé la microscopique somme de…7 millions de dollars.

En faisant table rase de tout ce qui touche le côté économique, l’Arabie saoudite préfère-t-elle d’autres pays arabes à l’Algérie ? Les chiffres sont là en effet pour confirmer la propension de Riyad à investir beaucoup plus au Maroc et en Egypte plutôt qu’en Algérie.

En décembre 2015, lors de la visite effectuée au Caire par le vice-prince héritier et ministre saoudien de la Défense Mohamed Ben Salmane, il a été annoncé un programme d’investissements pour un montant de 8 milliards de dollars.

Ceci sans compter que l’Arabie Saoudite contribuera à couvrir (à titre de don) les besoins de l’Egypte en pétrole durant les cinq prochaines années. Le Maroc n’étant pas en reste, il recevra comme IDE saoudiens quelque chose comme 4,5 milliards de dollars pour l’année 2016, alors qu’en 2015 il a bénéficié de 3 milliards de dollars.

Tout compte fait, commente un ancien diplomate dans la région du Moyen-Orient, il ne faut guère s’attendre à un « flux » de capitaux des pays du CCG pour la simple raison que l’Algérie ne tient absolument pas à monnayer sa politique extérieure, en général, et sa vision pour ce qui est de la situation chaotique qui prévaut au Proche-Orient, en particulier.

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