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Nationale

Pas de syndicat pour les policiers frondeurs et Hamel inamovible

Pas de syndicat pour les policiers frondeurs et Hamel inamovible

Le Premier ministre Abdelmalek Sellal a présidé dimanche une réunion à laquelle a assisté le ministre de l’Intérieur, Tayeb Belaiz, le directeur général de la Sûreté nationale, Abdelghani Hamel et le directeur de la fonction publique Belkacem Bouchemal, pour examiner une partie des 19 revendications soumises par les policiers protestataires rassemblés mercredi dernier devant le siège de la présidence. 
Le gouvernement a décidé de revoir les salaires des policiers. Plusieurs indemnités seront allouées, notamment la prime de zone, indique un communiqué rendu public à l’issue de la réunion. Il s’agit notamment « de la mise en œuvre d’une indemnité au profit des agents de la Sûreté nationale, avec effet du 1er novembre 2014 » et « la revalorisation de l’indemnité de zone, actuellement servie aux agents de la Sûreté nationale avec effet rétroactif à compter du 1er janvier 2012 ».

Cette prime est élargie aux agents de la Protection civile et aux agents des Douanes. Le cabinet Sellal a décidé « d’octroyer une indemnité de déplacement collectif par agent de la Sûreté nationale effectuant des déplacements, l’attribution de la prime de spécialisation (conducteur, etc.) et de la prise en charge de la restauration des unités constituées ». Pour ce qui est de l’octroi du logement, « une attention particulière sera accordée pour la satisfaction des demandes des agents de la Sûreté nationale dans le cadre des dispositifs et programmes existants tout en assurant l’égalité avec tous les Algériens », ajoute le texte. S’agissant de l’organisation des brigades de travail, des astreintes et des permanences qui a constitué l’une des revendications des policiers frondeurs, il a été décidé « l’allègement du système de travail 3 fois 8 heures et le rapprochement des agents ayant des difficultés d’ordre social ou de santé de leur lieu de résidence », tandis que l’affectation des agents de la Sûreté nationale à l’issue de leur stage au niveau des unités républicaines de sécurité est fixée pour une période de trois à cinq ans maximum ».
Dans le communiqué, les autorités reconnaissent que les agents de la Sûreté nationale « exercent leurs missions dans des conditions contraignantes, et souvent éprouvantes », mais n’évoquent pas le salaire exigé par les policiers frondeurs (70 000 DA) ou la création d’un syndicat.
Le texte se contente de souligner que des représentants de la police siègeront à l’avenir dans les commissions de recrutement et de promotion.

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