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Nationale

Pas de pourvoi en cassation pour le bourreau de Laâqiba

Pas de pourvoi en cassation pour le bourreau de Laâqiba

Les juges de la chambre d’accusation de la Cour suprême ont rejeté, dernièrement, le pourvoi en cassation introduit par les avocats de la défense, constitués au profit du bourreau de la cité de Laâqiba, concernant l’arrêt de renvoi de la chambre d’accusation de la cour d’Alger.

En effet, les magistrats de la plus haute instance judiciaire ont jugé que les chefs d’inculpation retenus à l’encontre du présumé auteur sont fondés, notamment en ce qui concerne l’intention criminelle.

Les mêmes juges ont par ailleurs estimé que l’inculpé jouissait de toutes ses facultés, entre autres mentales, au moment des faits et qu’il n’y a nullement lieu de parler de démence dans cette affaire. 

Pour rappel, le président du tribunal criminel d’Alger, Abdenour Amrani, a renvoyé, en avril dernier, le procès tant attendu du bourreau et sanguinaire répondant aux initiales de Ch. Kh.

Le mis en cause est poursuivi pour avoir assassiné trois personnes, un voisin, un nouveau-né, qui n’est que sa propre progéniture, et un policier. Son avocat a sollicité un délai pour pouvoir préparer sa plaidoirie.

Appelé à la barre, le bourreau s’est levé et a lancé sans hésitation aucune, à l’attention du juge en charge du dossier, que ses avocats ont introduit un pourvoi en cassation concernant l’arrêt de renvoi de la chambre d’accusation de la cour d’Alger quant aux griefs retenus contre lui, notamment en ce qui concerne les homicides volontaires avec préméditation et le guet-apens. Le mis en cause estime que les accusations portées à son encontre ne reposent sur aucune preuve légale !

Cette regrettable affaire, qui a mis en émoi toute la population du quartier de Laâqiba, a drainé une foule nombreuse dans la salle 2 du palais de la Justice où devait se dérouler le procès.

Pour rappel, le locataire de l’établissement pénitentiaire d’El-Harrach a avoué, trois jours après son interpellation et son arrestation par les éléments de la police judiciaire de la sûreté de daïra d’Hussein Dey, soit le 14 avril 2014, tous les faits qui lui étaient reprochés.

Il a tout d’abord reconnu avoir mis fin aux jours d’un ancien élément de la police judiciaire de la sûreté d’Alger, dont le corps a été retrouvé décapité, incinéré et abandonné dans l’enceinte même du cimetière El-Kobaihia de Rouiba.

Il a ensuite reconnu, au cours de son interrogatoire, être à l’origine de deux autres crimes abominables, perpétrés cette fois-ci en plein cœur du quartier populaire de Mohamed-Belouizdad (ex-Belcourt).

Le mis en cause est issu d’une famille riche et très connue à la cité de Laâqiba. Il gérait, de manière illégale et anarchique, un parking situé à l’ancien siège de la société Coca-Cola.

Pour rappel, ce parking a été récupéré et transformé par la commune de Belouizdad dans le cadre de l’emploi des jeunes.
Le mis en cause répondant aux initiales de Kh. Ch., la trentaine à peine entamée, mariée et père de deux enfants, étudiant à la faculté des sciences juridiques et administratives de Ben Aknoun et sans antécédents judiciaires, n’a pu tenir face au professionnalisme des éléments de la police judiciaire de la sûreté d’Hussein Dey.

Les investigateurs ont en effet réussi, grâce à une enquête minutieuse de quelques jours seulement, basée sur des informations parvenues à leur service, à identifier le présumé auteur.

Ce dernier a donc fini par reconnaître tous les faits qui lui étaient reprochés lors de l’enquête préliminaire concernant l’assassinat du policer, le frère du chanteur Sid-Ali Dziri.

Il a donc reconnu avoir assené plusieurs coups de couteau à sa victime avant de décider de se débarrasser définitivement du corps en le coupant en petits morceaux avant de le brûler, car la victime lui faisait du chantage, exigeant de lui des sommes faramineuses contre son silence sur les deux autres crimes commis.

Selon des renseignements concordants, le mis en cause a d’abord avoué aux enquêteurs avoir assassiné sa propre progéniture, qu’il a eu de manière illégale avec une jeune fille qui souffrait de troubles psychiatriques.

A propos de cet acte ignoble, le présumé auteur, qui a été déféré devant le procureur de la République du tribunal d’Alger – celui-ci a demandé au juge d’instruction l’ouverture d’une enquête judiciaire – a dévoilé aux enquêteurs l’endroit où était enterré le nouveau-né. « Je l’ai étranglé puis enterré dans l’enceinte de l’ancien siège de la société Coca-Cola… » , a-t-il dit.

Il a par ailleurs reconnu avoir assassiné et enterré, au même endroit, un voisin, porté disparu depuis plus de deux mois, suite à un litige financier qui les opposait. La victime travaillait avec lui et était même très proche de lui. Le mis en cause jetait des regards évasifs vers son épouse qui le soutenait au fond de la salle d’audience.

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