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Nationale

Pas de logement AADL pour les émigrés

Pas de logement AADL pour les émigrés

Les ressortissants algériens établis à l’étranger resteront exclus du logement AADL, en dépit des sollicitations répétées de nombreux de leurs représentants, qui souhaitent que l’Etat leur dégage un quota de ce programme vieux de 15 ans.

Le ministre de l’Habitat Abdelmadjid Tebboune maintient son veto : les formules d’aide au logement sont exclusivement destinées aux nationaux en Algérie qui ne disposent pas d’un toit. Il s’agit, selon lui, de régler la crise de ceux établis dans le pays et non pas de ceux disposant déjà d’un toit dans leur pays d’accueil.

Le ministre de l’Habitat Abdelmajid Tebboune a encore une fois exprimé son refus d’octroyer des logements AADL aux les Algériens résidant à l’étranger lors de la rencontre avec les représentants de la communauté à l’étranger.

En dépit de la demande des représentants de la communauté algérienne à l’étranger de dégager un quota de logements pour les émigrés dans les différentes formules dont l’AADL et le LPP, lors de leur rencontre avec le Premier ministre samedi dernier avec plusieurs membres du gouvernement, ce dernier a campé sur sa position et a refusé d’inclure les émigrés dans les formules d’aide au logement.

Les députés représentant la communauté algérienne ont fait part à Abdelmalek Sellal du souhait des Algériens résidents à l’étranger d’avoir un quota parmi les formules AADL et LPP, mais selon Samir Chaabna, député représentant de la communauté à l’étranger présent lors de la rencontre, le ministre de l’Habitat a expliqué que les formules d’aide au logement sont en priorité destinées aux Algériens résidants en Algérie qui ne disposent pas encore de logement afin de régler cette crise dans le pays. « Le gouvernement considère qu’il est impossible d’inclure les émigrés qui disposent déjà d’un logement chez eux, » a-t-il ajouté.

Tebboune a également affirmé lors de cette rencontre qu’il sera impossible d’inclure les émigrés dans la formule AADL pour des raisons techniques, où il sera impossible de vérifier les revenus, par exemple.

Le gouvernement a cependant annoncé aux représentants de la communauté à l’étranger la création d’une commission regroupant les ministères de l’Habitat, des Affaires étrangère et le ministère des Finances afin de dégager une formule spécifique aux émigrés qui répond à leurs besoins.

Par ailleurs le député Samir Chaabna membre de la délégation de représentants de la communauté algérienne a soumis au gouvernement une proposition afin de résoudre le problème en créant des salons de l’habitat à l’étranger organisés par des promoteurs algériens avec des plans et des sites bien définis selon l’origine des souscripteurs.

« Aujourd’hui la priorité c’est de travailler avec les promoteurs privés, car nous avons beaucoup d’émigrés qui préfèrent payer les logements sans passer par l’aide de l’Etat » nous a expliqué le député algérien. 

Les bénéficiaires de cette formule devront payer la valeur du logement à travers un crédit bancaire en devises étrangères selon des conditions commerciales définies par les commissions spécialisées.

Lors de cette réunion, il a été proposé la création d’une nouvelle filière de l’Entreprise nationale de promotion immobilière pour assurer la supervision de ce nouveau programme avec possibilité de recourir à l’enregistrement électronique pour la gestion de l’opération d’inscription.

Pour rappel, le ministre de l’Habitat avait évoqué l’idée d’une formule de logements pour les Algériens non résidants en 2013, mais le projet a été reporté par le ministère, la commission mise en place à l’époque ayant recensée plus de deux millions d’Algériens inscrits au niveau dans les ambassades et consulats algériens, dont plus de 80% sont en France.

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