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Nationale

Pas de hadj pour les Algériens cette année

Pas de hadj pour les Algériens cette année

Les Algériens seront malheureusement cette année privés de hadj, un rituel auquel aspirent tous les musulmans. La propagation rapide de la covid-19 a contraint les autorités saoudiennes à maintenir fermés leurs territoires aux millions de personnes qui devaient converger du monde entier vers les lieux saints.

La nouvelle qui est tombée tel un couperet lundi soir dans la capitale saoudièenne Ryadh a limité le rituel aux résidants saoudiens et étrangers se trouvant sur le sol saoudien.
Alors que dans un premier temps les quotas devaient être réduits en raison de la pandémie, les Saoudiens ont finalement opté pour un pèlerinage local.

Cette décision concerne 41.300 Algériens, qui devaient au titre de la saison du Hadj 1441/2020 se rendre dans lieux saints de l’Islam pour accomplir leur pèlerinage. Ils étaient moins de 37000 en 2019.
Face cette situation, le directeur général de l’Office national du Hadj et de la Omra (ONHO), Youssef Azouza a rassuré sur une chaine de télévision privée que les personnes tirées au sort pour l’accomplissement du hadj 2020 seront maintenues pour le pèlerinage 2021.

Chez les futurs pèlerins, la déception est grande d’autant que beaucoup tentent durant des années leur chance au tirage au sort pour accomplir le cinquième pilier de l’Islam. Plusieurs ont néanmoins déclaré au Jeune Indépendant comprendre les motivations des autorités saoudiennes.

Parmi ces fidèles, Rachid Bouacha, sexagénaire et candidat au Hadj 2020, s’est dit « déçu et attristé par la décision saoudienne » .
« Je ne comprends pas la raison d’une telle mesure. Il y a des virus plus mortels que le coronavirus, surtout qu’il existe un traitement pour la covid-19 », a-t-il déclaré.

De son côté Walid Saidi, professeur d’éducation islamique qui se préparait à accomplir le hadj de cette année, a dit comprendre la décision et recommande d’observer strictement les mesures de précaution destinées à contenir la propagation du virus.

Le hadj est l’un des cinq piliers de l’islam et l’un des plus importants rassemblements religieux au monde, qui a attiré 2,5 millions de musulmans en 2019, selon les chiffres officiels.
Les autorités saoudiennes ayant annoncé dans premier temps une très importante limitation dans le nombre des pèlerins, l’annonce du ministre saoudien du Hadj et de la Omra, Mohammad Benten, réduit le grand rituel musulman à sa plus simple expression, faisant des déçus parmi les fidèles.

Cette décision de fermer la porte du hadj aux fidèles venant de l’étranger est une première dans l’histoire moderne de l’Arabie saoudite.

« Le nombre n’atteindra pas les 10.000 ou les 100.000 », a affirmé M. Benten lors d’une conférence de presse, sans pour autant préciser les critères de sélection des personnes qui seraient autorisées à effectuer le pèlerinage.

Il a néanmoins indiqué que les autorités allaient travailler étroitement avec les missions diplomatiques à Ryadh pour sélectionner ces pèlerins.

Le pèlerinage prévu pour fin juillet sera limité aussi aux fidèles de moins de 65 ans et ne souffrant pas de maladies chroniques, a souligné pour sa part le ministre saoudien de la Santé Tawfik al-Rabiah, au cours de la même conférence de presse.

Les candidats au pèlerinage seront testés pour s’assurer qu’ils ne sont pas infectés par le virus avant leur arrivée dans la ville sainte de La Mecque et devront subir une quarantaine domestique après la fin du rituel, a-t-il ajouté. Les règles d’hygiène et de distanciation physiques seront observées durant les rites.

Il convient de noter que la Ligue islamique mondiale, le chef de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) ainsi qu’Al Azhar, ont salué la décision saoudienne.


Pour rappel, l’Arabie saoudite est le pays arabe du Golfe le plus touché par la Covid-19 avec plus de 161.000 personnes infectées, dont 1.307 sont décédées.
 

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