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Nationale

Partis politiques : entre satisfaction et mécontentement

Partis politiques : entre satisfaction et mécontentement

La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a annoncé que son parti introduira des recours contre « tous les dépassements subis par ses militants, lors du scrutin de jeudi dernier dans plusieurs wilayas ».

Hanoune a indiqué dans une conférence de presse que les faibles performances de son parti (17 APC et 510 sièges aux APW) interviennent en raison de son discours qu’elle a qualifié de « franc » et de son opposition à plusieurs projets de lois soumis au Parlement, tels le projet de loi de finances pour 2018 et celui sur la Santé.

La première responsable du PT a estimé que les élections locales ont été entachées « de nouvelles formes de fraude et que le taux de participation aux élections locales était exagéré ». Elle s’est dit aussi sceptique quant au chiffre annoncé concernant les bulletins nuls, estimant que « c’est un moyen de gonfler le taux de participation ».

De son côté, le président de Tajamoue Amel El Jazair (TAJ), Amar Ghoul, a jugé que les résultats obtenus par l’Alliance TAJ étaient « très honorables » pour un parti en construction. Il a souligné, à ce propos, que l’opération électorale s’est déroulée dans des conditions normales en dépit de quelques dépassements signalés dans certaines communes.

Il y a lieu de relever que, l’Alliance TAJ a obtenu la majorité des voix dans 31 communes et 91 sièges aux APW et le parti TAJ a remporté la présidence de trois communes et cinq sièges aux APW, selon les résultats préliminaires annoncés par le ministère de l’Intérieur.

Toujours au sujet des réactions des différentes formations politiques, le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abdelmadjid Menasra, a indiqué samedi que les résultats obtenus par son parti lors de ce scrutin sont en « nette progression » par rapport aux élections de 2012.

Le MSP a décroché 49 communes et 152 sièges aux Assemblées populaires de wilaya dans 23 wilayas. Un nombre, a-t-il estimé, plus important que celui obtenu aux élections locales de 2012 dans le cadre de l’Alliance (29 communes et 16 wilayas). 

Menasra a jugé que cette « amélioration » est le fruit d’une campagne électorale « responsable et de haut niveau » que son parti avait menée en soulevant des questions liées au développement local. Il a souligné, par ailleurs, que la fraude flagrante qui a entaché les locales de jeudi dernier ne pourrait donner une issue à la crise que vivent l’Etat et les communes.

Tout en dénonçant cette pratique, le chef du MSP a tenu à préciser que la fraude a touché, cette fois-ci, les procès-verbaux de dépouillement, notamment à Reghaïa et Bordj El Kiffan (Alger), à Maghnia, Tlemcen, Oran et Constantine. Pour le Front Al-Moustakbal, les résultats réalisés lors de ce vote sont jugés très positifs.

Le président de ce parti, Abdelaziz Belaïd, a considéré que ces performances auraient pu être « meilleures » sans l’intervention « illégale » des agents de l’administration. A propos des APC présidées par le Front Al-Mousakbal, Belaïd a cité celles de Rouiba, de Dar El-Beïda, de Baraki, de Baba-Hacène, de Djanet et de Zéralda.

Pour rappel, le Front Al-Moustakbal a présenté 803 listes communales et 39 listes de wilaya à l’échelle nationale. Aux yeux de Belaïd, l’intervention des agents de l’administration était flagrante, ce qui a privé son parti de remporter plusieurs APC et d’avoir la majorité absolue dans d’autres.

En outre, c’est le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) qui a réagi, dans un communiqué, à l’annonce des résultats préliminaires des élections locales de jeudi dernier, en accusant l’administration de « bourrage flagrant des urnes ».

Le RCD a indiqué que le taux de participation de 44% annoncé par le ministre de l’Intérieur est obtenu grâce au bourrage des urnes par l’administration. C’est le cas de Annaba, relève la même source, dont les urnes ont été pourvues de 50 000 voix au profit du FLN. 

Le RCD réaffirme, par ailleurs, que « la construction d’institutions locales crédibles, basées sur un Etat de droit, commence par des élections libres organisées par une commission nationale indépendante. C’est aussi le seul moyen de contrôler les dépenses électorales et l’origine des fonds engagés dans ces compétitions ». 

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