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Nationale

Partis politiques en confinement: Les grands absents de la bataille contre le Covid 19

Partis politiques en confinement: Les grands absents de la bataille contre le Covid 19

La crise sanitaire que vit le pays aujourd’hui aura démasqué les grands absents de la scène nationale. La lutte contre la pandémie du coronavirus a permis enfin aux plus optimistes parmi les observateurs, de soulever la triste réalité, le constat amer, celui du retrait et du silence sidéral des partis politiques. Hormis un infime groupe de députés qui se sont transformés en donateurs généreux, ces formations politiques ont brillé par leur absence dans cette nouvelle bataille que l’Etat et le peuple sont en train d’engager depuis plusieurs semaines.

Prompts à se ruer lors des joutes électorales, les partis politiques, toutes tendances confondues, étaient les premiers à respecter la politique de confinement, en choisissant leurs tranchées d’arrière garde et à se mettre en hibernation totale. Alors que toute la société civile, les associations de quartier, les corps constitués et le personnel médical et soignant sont en première ligne, ces partis se ont brillé par leur absence en drapant de masques selon la sentence d’un internaute.

Sur les réseaux sociaux, de nombreuses personnes s’interrogent sur la léthargie des partis . Eux qui se targuent de posséder en leur sein des élites universitaires, des intellectuels et grands activistes, militants des causes humanitaires, des dirigeants hors norme, voilà que la vérité de cette guerre impitoyable de tous les jours vient de les démasquer. A l’exception du mouvement El Bina d’Abdelkader Bengrina, qui avait appelé bien avant la début du confinement à la création d’un fonds national de solidarité, les autres partis n’ont apporté aucune réponse sur la manière de surpasser cette crise. Des questions fusent de partout sur les réseaux sociaux. Où sont-ils ? Quelle est leur mobilisation ? Que font-ils sur le front de la solidarité envers les plus de deux millions de familles démunies ? Ou est leur apport, leur contribution à l’effort national ?

Sous d’autres cieux, des formations politiques de petite envergure ont créé un fonds spécial, ont ramassé des dons de leurs propres militants, ont distribué des stocks de denrées alimentaires ou des produits sanitaires, des kits de protection. Ces formations politiques étaient les premiers à se lancer dans des campagnes de sensibilisation tous azimuts, à organiser des descentes dans des quartiers populaires, à effectuer des opérations de nettoyage et de désinfection des immeubles et des places publiques, à expliquer et à convaincre les citoyens de la dangerosité de cette pandémie et des bienfaits des politiques publiques de confinement et des mesures de prévention sociale. Même les réseaux sociaux ont été investi dans cette campagne de volontariat.

Chez nous, c’est la démobilisation totale des politiques. Dénudés, ils étaient déjà accablés par le mouvement citoyen, le hirak, durant une année. Out de la grande trajectoire que prenait ce mouvement, ils attendaient la moindre perche pour s’accrocher à l’existence politique. Ils avaient uniquement cette opportunité de révision constitutionnelle, d’une quelconque participation à des débats factices pour se mettre au-devant de la scène et sous les feux de la rampe.

Aujourd’hui, face à un défi majeur et existentiel, les partis politiques ont montré toutes leurs pauvretés intellectuelles, leurs misères idéologiques et leurs laideurs organiques. Il est vrai que la guerre contre une pandémie n’est pas un rendez-vous électoral. Mais, le peuple qui a enduré les pires contraintes et les risques les plus extrêmes dans cette guerre contre un ennemi invisible et mystérieux saura reconnaître les siens.

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